La pression monte pour que l'échange de dette grecque réussisse

mercredi 7 mars 2012 00h30
 

par Alex Chambers et Lefteris Papadimas

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce a accentué la pression mardi sur ses créanciers pour mener à bien l'échange obligataire qui lui permettra de réduire son endettement, tandis que le principal représentant des porteurs d'obligations chiffrait à 1.000 milliards d'euros les dégâts en cas de défaut non encadré du pays.

L'échange de titres doit aboutir à annuler quelque 100 milliards d'euros de dette. Les créanciers privés, principalement des banques, des assureurs et des sociétés d'investissement, ont jusqu'à jeudi soir pour faire connaître leurs intentions.

Un échec de la procédure compromettrait le deuxième plan d'aide à la Grèce, de 130 milliards d'euros, convenu avec l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

Plusieurs des principaux détenteurs privés de dette grecque ont annoncé qu'ils participeraient à l'opération. Mais, malgré les pressions, un certain nombre de caisses de retraites grecques et quelques investisseurs étrangers ont rejeté une offre qui verra les investisseurs perdre près de trois quarts de la valeur de leurs avoirs.

Athènes a accru la pression en laissant fortement entendre qu'elle contraindrait ceux qui ne participent pas volontairement

Son agence de gestion de la dette, la PDMA, a déclaré que si elle n'avait pas suffisamment de soutien, elle entendrait rendre les pertes "obligatoires pour tous les détenteurs de ces obligations". Elle a indiqué que l'offre d'échange était la meilleure affaire qu'ils pourraient obtenir, faisant ainsi écho aux propos tenus par Evangélos Vénizélos, le ministre grec des Finances, lundi à Reuters.

Un défaut non encadré de la Grèce causerait un préjudice dépassant les 1.000 milliards d'euros pour la zone euro et obligerait sans doute l'Espagne et l'Italie à recourir à des financements extérieurs pour éviter tout phénomène de contagion, a estimé pour sa part l'Institut de la finance internationale (Ifi), qui représente les créanciers obligataires privés de la Grèce, dans un document.

Selon certains analystes, le document de l'IFI, daté du 18 février, semble vouloir alarmer les investisseurs pour les inciter à participer à l'accord.   Suite...

 
<p>La Gr&egrave;ce a accentu&eacute; la pression mardi sur ses cr&eacute;anciers pour mener &agrave; bien l'&eacute;change obligataire qui lui permettra de r&eacute;duire son endettement, tandis que le principal repr&eacute;sentant des porteurs d'obligations chiffrait &agrave; 1.000 milliards d'euros les d&eacute;g&acirc;ts en cas de d&eacute;faut non encadr&eacute; du pays. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>