Athènes dément toute extension du délai d'échange de dette

mardi 6 mars 2012 17h13
 

par Lefteris Papadimas

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce a démenti mardi une rumeur faisant état d'une possible prolongation de son échange de dette au-delà de la date butoir de jeudi, alors que le marché semble redouter que la participation des créanciers soit insuffisante.

Plusieurs des principaux détenteurs privés de dette grecque ont annoncé lundi qu'ils participeraient à l'opération, et quatre sources bancaires grecques ont rapporté mardi que toutes les banques grecques possédant des obligations éligibles devraient aussi y prendre part.

L'échange de titres doit aboutir à annuler quelque 100 milliards d'euros de dettes. Les créanciers privés, principalement des banques, des assureurs et des sociétés d'investissement, ont jusqu'à jeudi soir pour faire connaître leurs intentions.

Un échec de la procédure compromettrait le deuxième plan d'aide à la Grèce, de 130 milliards d'euros, convenu avec l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

"Nous rejetons la rumeur d'une prolongation du délai d'échange d'obligations", a dit à Reuters un haut fonctionnaire du ministère grec des Finances.

Il a précisé que les propos tenus lundi à Reuters par le ministre des Finances Evangelos Venizelos, qui excluaient toute extension du délai, restaient valides.

Petros Christodoulou, qui dirige l'agence de gestion de la dette publique, a également rejeté cette rumeur. "Je confirme que la date limite est le 8 mars", a-t-il dit à Reuters.

L'inquiétude provoquée par cette rumeur, conjuguée à celles de plus en plus vives concernant l'activité économique aux Etats-Unis et en Chine, pesait sur les marchés d'actions mardi.   Suite...

 
<p>Le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos. Ath&egrave;nes a d&eacute;menti mardi une rumeur faisant &eacute;tat d'une possible prolongation de son &eacute;change de dette au-del&agrave; de la date butoir de jeudi, alors que le march&eacute; semble redouter que la participation des cr&eacute;anciers soit insuffisante. /Photo prise le 5 mars 2012/REUTERS/Yiorgos Karahalis</p>