Les surcapacités, prochaine étape pour l'alliance PSA-GM

mercredi 7 mars 2012 00h15
 

par Gilles Guillaume

GENEVE (Reuters) - Les Européens devraient s'inspirer de la manière dont les constructeurs américains comme General Motors ont réduit leurs surcapacités aux Etats-Unis, a déclaré mardi le directeur industriel de PSA Peugeot Citroën, sans pour autant préciser comment le groupe français entendait résoudre un problème dont souffrent la plupart des généralistes du continent.

Le rapprochement entre PSA et GM annoncé la semaine dernière conduira dans un premier temps PSA à augmenter son capital d'un milliard d'euros, puis les deux partenaires à créer une coentreprise dans les achats afin de dégager des économies.

Mais pour la plupart des observateurs, c'est dans la réduction des surcapacités industrielles en Europe que pourrait résider le véritable potentiel de l'alliance, même si les deux groupes répètent que le problème sera traité séparément.

"Je crois que les Américains ont cette capacité, face à une situation, de travailler de manière à prendre des mesures rapides qui permettent d'assainir la situation. On en voit le résultat, aujourd'hui: on a General Motors qui est ambitieux", a déclaré Denis Martin à Reuters au salon de l'automobile de Genève.

"Je pense que c'est une leçon pour nous Européens (...), un signal qu'on doit nous aussi travailler fortement sur nos restructurations."

Depuis la crise de 2008, les trois grands constructeurs américains ont restructuré de manière drastique leur outil industriel et fermé pas moins de 13 usines. Au total, entre 2008 et fin 2012, seuls trois sites auront disparu en Europe.

Chez PSA, trois usines sont particulièrement exposées: Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui produira des Citroën C3 jusqu'en 2014, mais sans nouveau modèle pour prendre la relève; Madrid, qui fabrique également des C3 mais aussi la Peugeot 207, modèle en fin de cycle; et Sevelnord (Nord), où le vide que laissera Fiat après son départ en 2017 du site en JV n'a toujours pas été comblé.

"Il est trop tôt pour parler d'un certain nombre de sujets mais (...) je pense que les choses, progressivement, vont se mettre en place entre fin 2012 et 2014", a ajouté Denis Martin. "Donc, dans les 18 mois, deux ans, notre efficacité opérationnelle en Europe sera résolue."   Suite...

 
<p>Pour la plupart des observateurs, c'est dans la r&eacute;duction des surcapacit&eacute;s industrielles en Europe que pourrait r&eacute;sider le v&eacute;ritable potentiel de l'alliance PSA-GM, m&ecirc;me si les deux groupes r&eacute;p&egrave;tent que le probl&egrave;me sera trait&eacute; s&eacute;par&eacute;ment. /Photos d'archives/REUTERS</p>