L'accord PSA-GM "crée des complications" pour Fiat

mardi 6 mars 2012 11h58
 

GENEVE (Reuters) - Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat, a déclaré mardi que le constructeur italien était ouvert à tous les partenariats possibles, y compris avec la toute nouvelle alliance PSA Peugeot Citroën-General Motors.

"Nous sommes ouverts à tout", a-t-il dit lors d'une conférence de presse organisée à l'occasion du salon automobile de Genève, ajoutant que Fiat n'avait pas été mis sur la touche par l'annonce d'un rapprochement entre PSA et GM.

PSA Peugeot Citroën a annoncé une alliance stratégique avec General Motors grâce à laquelle il espère économiser sur les coûts d'achats et de développement, moyennant une entrée du géant américain dans son capital à hauteur de 7%.

Prié de dire comment cette alliance entre deux concurrents directs en Europe changeait les perspectives pour Fiat, Sergio Marchionne a déclaré : "Cela crée un niveau de complications qui n'existait pas auparavant."

Le groupe français a dévoilé mardi les modalités d'une augmentation de capital destinée à faire entrer GM au tour de table, une opération marquée par une importante décote qui fait reculer le titre PSA en Bourse.

Vers 10h40 GMT, l'action PSA chutait de 5,46% à 13,43 euros, l'action Fiat perdait 2,69% à 4,48 euros et l'indice regroupant les valeurs automobiles européennes cédait 2,83%.

Jennifer Clark, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>Sergio Marchionne, administrateur d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de Fiat, a d&eacute;clar&eacute; mardi que le constructeur italien &eacute;tait ouvert &agrave; tous les partenariats possibles, y compris avec la toute nouvelle alliance PSA Peugeot Citro&euml;n-General Motors. Pri&eacute; de dire comment cette alliance entre deux concurrents directs en Europe changeait les perspectives pour Fiat, Sergio Marchionne a d&eacute;clar&eacute; : "Cela cr&eacute;e un niveau de complications qui n'existait pas auparavant." /Photo prise le 2 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Frank Polich</p>