RWE va céder moins d'actifs que prévu, le titre monte

mardi 6 mars 2012 10h53
 

ESSEN, Allemagne (Reuters) - RWE, le numéro deux allemand des services aux collectivités, a fait état mardi d'un recul moins marqué que prévu de son résultat opérationnel 2011, tout en revoyant à la baisse son programme de cession d'actifs, deux annonces qui ont été favorablement accueillies par les investisseurs.

Le groupe, tout comme ses concurrents allemands E.ON et EnBW, a été contraint de se lancer dans un tel programme à la suite de la décision du gouvernement allemand de sortir du nucléaire après la catastrophe de Fukushima au Japon.

Mais alors que, dans un premier temps, RWE avait annoncé 11 milliards d'euros de désinvestissements, il a ramené ce total à sept milliards. En outre, la société a dit prévoir de réduire ses coûts annuels d'environ un milliard d'euros par an d'ici 2014.

Vers 9h45 GMT, le titre RWE progressait de 3,49% à 35,70 euros alors que l'indice regroupant les "utilities" européennes cédait 0,32%.

Pour Hasim Senguel, le fait que RWE ait revu à la baisse son programme de cessions "montre que la situation est devenue moins tendue", ce qui confirme que RWE est sur la bonne voie.

RWE, particulièrement exposé au nucléaire - le surnom du président du directoire sortant Jürgen Grossmann est "le Rambo nucléaire" - et aux centrales thermiques, a déjà cédé 1,5 milliard d'euros d'actifs.

Le groupe, dont la dette a été alourdie par, notamment, des contrats d'approvisionnement à long terme avec des groupes gaziers tels que Gazprom, doit trouver les ressources financières nécessaires pour renforcer sa présence dans le gaz et se développer dans les énergies renouvelables.

NOUVEAU DIRIGEANT EN JUILLET

Il reviendra à Peter Terium, qui remplacera Jürgen Grossmann en juillet, d'orchestrer la transformation de RWE en une société non-nucléaire, au moins en Allemagne où la dernière centrale atomique cessera de fonctionner en 2022.   Suite...

 
<p>Centrale nucl&eacute;aire de RWE &agrave; Biblis, dans le sud-ouest de l'Allemagne. RWE, le num&eacute;ro deux allemand des services aux collectivit&eacute;s, anticipe pour cette ann&eacute;e et pour 2013 des r&eacute;sultats inchang&eacute;s par rapport &agrave; 2011, sous le coup de la d&eacute;cision de Berlin de sortir du nucl&eacute;aire, qui a conduit le groupe &agrave; lancer un programme de cession d'actifs. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach</p>