March 6, 2012 / 6:58 AM / 5 years ago

RWE va céder moins d'actifs que prévu, le titre monte

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Centrale nucl&eacute;aire de RWE &agrave; Biblis, dans le sud-ouest de l'Allemagne. RWE, le num&eacute;ro deux allemand des services aux collectivit&eacute;s, anticipe pour cette ann&eacute;e et pour 2013 des r&eacute;sultats inchang&eacute;s par rapport &agrave; 2011, sous le coup de la d&eacute;cision de Berlin de sortir du nucl&eacute;aire, qui a conduit le groupe &agrave; lancer un programme de cession d'actifs. /Photo d'archives/Kai Pfaffenbach</p>

ESSEN, Allemagne (Reuters) - RWE, le numéro deux allemand des services aux collectivités, a fait état mardi d'un recul moins marqué que prévu de son résultat opérationnel 2011, tout en revoyant à la baisse son programme de cession d'actifs, deux annonces qui ont été favorablement accueillies par les investisseurs.

Le groupe, tout comme ses concurrents allemands E.ON et EnBW, a été contraint de se lancer dans un tel programme à la suite de la décision du gouvernement allemand de sortir du nucléaire après la catastrophe de Fukushima au Japon.

Mais alors que, dans un premier temps, RWE avait annoncé 11 milliards d'euros de désinvestissements, il a ramené ce total à sept milliards. En outre, la société a dit prévoir de réduire ses coûts annuels d'environ un milliard d'euros par an d'ici 2014.

Vers 9h45 GMT, le titre RWE progressait de 3,49% à 35,70 euros alors que l'indice regroupant les "utilities" européennes cédait 0,32%.

Pour Hasim Senguel, le fait que RWE ait revu à la baisse son programme de cessions "montre que la situation est devenue moins tendue", ce qui confirme que RWE est sur la bonne voie.

RWE, particulièrement exposé au nucléaire - le surnom du président du directoire sortant Jürgen Grossmann est "le Rambo nucléaire" - et aux centrales thermiques, a déjà cédé 1,5 milliard d'euros d'actifs.

Le groupe, dont la dette a été alourdie par, notamment, des contrats d'approvisionnement à long terme avec des groupes gaziers tels que Gazprom, doit trouver les ressources financières nécessaires pour renforcer sa présence dans le gaz et se développer dans les énergies renouvelables.

Nouveau Dirigeant en Juillet

Il reviendra à Peter Terium, qui remplacera Jürgen Grossmann en juillet, d'orchestrer la transformation de RWE en une société non-nucléaire, au moins en Allemagne où la dernière centrale atomique cessera de fonctionner en 2022.

RWE a dit anticiper pour cette année et pour 2013 des résultats inchangés par rapport à 2011, des prévisions qui prennent en compte les cessions d'actifs.

La société a fait état d'un bénéfice opérationnel en baisse de 24% en 2011, à 5,81 milliards d'euros et d'un excédent brut d'exploitation (Ebitda) en repli de 17,5% à 8,46 milliards d'euros et d'un chiffre d'affaires en recul 3,1% à 51,69 milliards.

Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne un chiffre d'affaires de 53,25 milliards d'euros, un Ebitda de 8,27 milliards et un résultat opérationnel de 5,61 milliards.

Le bénéfice net a chuté de 45% à 1,81 milliard d'euros alors que le consensus était de 2,12 milliards d'euros.

Le recul du bénéfice opérationnel, en plus de la sortie du nucléaire - huit centrales ont déjà été fermées en Allemagne - s'explique également par le creusement des pertes de l'activité trading d'énergie de RWE.

Le dividende proposé au titre de 2011 est de deux euros par action, contre 3,5 euros pour 2010.

Maria Sheahan, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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