Les créanciers d'Athènes n'obtiendront pas plus, dit Vénizelos

lundi 5 mars 2012 17h32
 

par Dina Kyriakidou

ATHÈNES (Reuters) - Les créanciers privés de la Grèce n'ont pas intérêt à bouder l'offre d'échange de titres dont dépend le deuxième plan d'aide à Athènes car il s'agit de la meilleure offre qu'ils puissent espérer, a prévenu lundi le ministre grec des Finances, Evangelos Vénizelos.

Dans un entretien à Reuters à trois jours de l'expiration de cette offre d'échange d'obligations soumise aux créanciers privés ("PSI"), il a expliqué que les modalités de cet accord, conclu il y a deux semaines après des mois de négociations complexes, étaient favorables à toutes les parties.

Et il a ajouté que la Grèce n'hésiterait pas à prendre des mesures coercitives à l'encontre des porteurs de titres qui la rejetteraient.

"Quiconque pense qu'il sera remboursé intégralement s'il s'abstient se trompe", a-t-il dit. "Nous sommes prêts à activer des CAC (des clauses d'action collective imposant des pertes aux créanciers, NDLR) si c'est nécessaire", a-t-il dit.

L'accord soumis aux créanciers prévoit une perte de 53,5% de la valeur faciale des obligations concernées, qui équivaut à une décote réelle de 73 à 74% si l'on prend en compte les intérêts futurs. Il s'inscrit dans le cadre d'un plan plus large impliquant la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) destiné à réduire le fardeau de la dette grecque d'une centaine de milliards d'euros.

Evangelos Vénizelos a dit croire que le taux d'acceptation dépasserait 90%, grâce entre autres aux modalités prévoyant l'émission de nouveaux titres relevant du droit britannique (plus favorable aux créanciers), un lien entre le taux d'intérêt servi et la croissance de l'économie grecque et l'assurance de voir les porteurs des nouveaux titres traités sur un pied d'égalité avec les créanciers publics.

"Notre objectif, c'est une participation quasi-intégrale", a-t-il dit. "Personne ne devrait imaginer qu'il y aura une deuxième offre incluant ces éléments."

Il a reconnu qu'il était pour l'instant impossible de chiffrer le taux de participation.   Suite...

 
<p>A trois jours de l'expiration de l'offre d'&eacute;change des obligations grecques, le ministre grec des Finances, Evangelos V&eacute;nizelos, pr&eacute;vient que les cr&eacute;anciers priv&eacute;s de d'Ath&egrave;nes n'ont pas int&eacute;r&ecirc;t &agrave; bouder cette offre dont d&eacute;pend le deuxi&egrave;me plan d'aide au pays, car il s'agit, selon lui, de la meilleure offre qu'ils puissent esp&eacute;rer. /Photo prise le 5 mars 2012/REUTERS/Yiorgos Karahalis</p>