L'UE va débattre des quotas de femmes à la tête des entreprises

lundi 5 mars 2012 13h56
 

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a lancé lundi des consultations sur l'instauration de quotas de femmes dans les conseils d'administration des entreprises, un projet qui risque de diviser ses Etats membres et de se heurter à l'opposition de certains lobbys.

La commissaire à la Justice, Viviane Reding, vice-présidente de la Commission, a donné le coup d'envoi de trois mois de débats qui pourraient déboucher sur une initiative législative.

Il y a un an, elle avait appelé les entreprises à prendre d'elles-mêmes des mesures pour porter la part des femmes dans les conseils d'administration à 30% d'ici 2015 et 40% en 2020.

"Personnellement, je ne suis pas très favorable aux quotas, mais j'apprécie les résultats qu'ils engendrent", a-t-elle dit.

Aujourd'hui, 13,7% seulement des administrateurs des grandes entreprises européennes cotées sont des femmes. Et au cours de l'année écoulée, 24 entreprises seulement ont pris des engagements volontaires pour faire augmenter ce pourcentage.

Au rythme actuel, note la Commission dans un communiqué, il faudrait 40 ans pour parvenir à l'équilibre entre hommes et femmes.

L'exécutif communautaire se donne donc jusqu'à la fin mai pour mener une consultation publique et étudier les mesures envisageables à l'échelle de l'Union, "y compris des mesures législatives". Elle précise qu'elle décidera de la suite à donner à ce processus avant la fin de l'année.

"BRISER LE PLAFOND DE VERRE"

L'adoption d'une directive en la matière nécessiterait le soutien de pays membres représentant les deux tiers de la population de l'UE, ce qui pourrait se révéler difficile.   Suite...

 
<p>La commissaire europ&eacute;enne &agrave; la Justice, Viviane Reding a donn&eacute; lundi le coup d'envoi des consultations sur l'instauration de quotas de femmes dans les conseils d'administration des entreprises. Les trois mois de d&eacute;bats pourraient d&eacute;boucher sur une initiative l&eacute;gislative. /Photo d'archives/REUTERS/Nikola Solic</p>