Les banques allemandes ont pris moins de 10% des prêts BCE

dimanche 4 mars 2012 17h27
 

FRANCFORT (Reuters) - Les banques allemandes ont emprunté moins de 10% des 530 milliards d'euros injectés mercredi dans le secteur bancaire par la Banque centrale européenne (BCE) à l'occasion de sa deuxième opération de refinancement à long terme (LTRO), rapporte le journal Die Welt.

Seulement la moitié de 15 principales banques allemandes sont venues se servir au guichet de l'institution de Francfort, un recours qui a surtout concerné les établissements coopératifs ou les caisses d'épargne, de plus petite taille, écrit le quotidien allemand dans un article à paraître lundi, citant des sources "bien informées".

Quelque 800 banques de la zone euro ont emprunté des fonds à trois ans et à taux réduit auprès de la BCE lors de l'opération de mercredi, alimentant l'espoir que le crédit aux entreprises reprenne son cours normal et que les pays durement touchés par la crise de la dette puissent voir leurs coûts d'emprunt diminuer.

Die Welt indique que plus de la moitié de ces 800 établissements sont allemands. Le fait qu'ils n'aient emprunté que 10% du montant total souligne combien le système bancaire du pays est morcelé et dominé par de petits acteurs.

L'Allemagne compte 2.000 banques, contre 405 en Grande-Bretagne, 415 en Espagne, 785 en Italie, 590 en Irlande et 1.147 en France, selon des données de la BCE.

Les banques italiennes ont emprunté environ 139 milliards d'euros mercredi, dont 24 milliards pour Intesa Sanpaolo. Les établissements espagnols devraient, selon toute vraisemblance, figurer également parmi les principaux bénéficiaires de cette injection de liquidités.

Victoria Bryan, Jean Décotte pour le service français, édité par Natalie Huet

 
<p>Si la moiti&eacute; des 800 banques qui ont sollicit&eacute; la BCE dans le cadre de son op&eacute;ration de refinancement &agrave; long terme sont allemandes, celles-ci ont emprunt&eacute; moins de 10% des 530 milliards d'euros inject&eacute;s mercredi, ce qui d&eacute;montre le morcellement du secteur Outre-Rhin. /Photo d'archives/REUTERS/Andrea Comas</p>