Aveux difficiles des recours aux liquidités de la BCE en France

vendredi 2 mars 2012 17h44
 

PARIS (Reuters) - A l'inverse de plusieurs de leurs consoeurs italiennes ou anglaises, les banques françaises rechignent à communiquer sur leur participation à la deuxième opération de refinancement à trois ans (LTRO) organisée mercredi par la Banque centrale européenne (BCE).

Cette dernière a prêté près de 530 milliards d'euros aux banques, portant à plus de 1.000 milliards le montant global des capitaux prêtés à trois ans aux établissements financiers dans le but d'éviter un assèchement du crédit.

Si la banque mutualiste BPCE a prévenu qu'elle n'irait pas emprunter des liquidités à la BCE, les trois autres grandes banques françaises ont refusé de dire si elles avaient choisi de profiter du taux de 1% actuellement offert par l'institution européenne.

Pourtant, certains analystes financiers déclarent avoir obtenu de ces établissements des informations sur leur participation à cet exercice de refinancement.

Ainsi les analystes de Morgan Stanley ont indiqué dans une note de recherche publiée jeudi que BNP Paribas et Crédit agricole y avaient participé.

BNP Paribas "a confirmé qu'ils ont participé et pris plusieurs milliards", écrit Morgan Stanley.

En tout état de cause, la communication des banques françaises à ce sujet interpelle les observateurs.

"Je trouve que c'est une maladresse à partir du moment où d'autres banques ont clairement répondu, soit en disant qu'elles n'y étaient pas allées, soit en disant qu'elles y étaient allées et pour quel montant", juge Christophe Nijdam, analyste chez Alphavalue.

Pour lui, les banques n'avaient rien à perdre à jouer la transparence. "Elles auraient du coup gagné en image", ajoute-t-il.   Suite...

 
<p>A l'inverse de plusieurs de leurs consoeurs italiennes ou anglaises, les banques fran&ccedil;aises rechignent &agrave; communiquer sur leur participation &agrave; la deuxi&egrave;me op&eacute;ration de refinancement &agrave; trois ans (LTRO) organis&eacute;e mercredi par la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE). /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge</p>