Pas d'impact sur la production avant 2016 pour l'alliance PSA-GM

vendredi 2 mars 2012 12h41
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - L'alliance entre PSA Peugeot Citroën et General Motors permettra un partage de production entre les deux groupes à partir de 2016 mais n'aura pas d'impact sur l'activité des usines avant cette date, a déclaré vendredi le président du directoire du constructeur français Philippe Varin.

Le mariage officialisé cette semaine par les deux constructeurs automobiles portera dans un premier temps sur la mutualisation des achats et sur un partage de plates-formes de production existantes et de composants, avec à la clé des économies qui atteindront 1,5 milliard d'euros par an pour l'alliance à partir de 2016.

Le projet prévoit aussi le développement en commun de nouvelles plates-formes, un partage dont les retombées sur l'outil industriel de PSA et d'Opel, la filiale européenne de GM, n'apparaissent pas encore clairement dans un contexte de surcapacités dans l'automobile en Europe.

"L'alliance (...) a un impact sur les achats, elle a un impact sur le développement de nouvelles plates-formes", a dit Philippe Varin sur la radio RTL.

"Cela aura un impact sur la production au-delà de 2016, entre 2016 et 2020, quand on pourra mieux spécialiser les usines, optimiser les plans de charges", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, dans nos usines, il nous arrive de faire des voitures Peugeot, des voitures Citroën sur les mêmes lignes", a expliqué Philippe Varin. "Demain, on fera peut-être aussi des voitures General Motors, et réciproquement. Mais c'est à un horizon 2016-2020."

CONTEXTE ÉLECTORAL

Les syndicats craignent que PSA n'attende l'après-présidentielle pour annoncer un redéploiement industriel et des fermetures de sites alors que le thème de l'emploi en France a pris une place centrale dans la campagne électorale.   Suite...

 
<p>L'alliance entre PSA Peugeot Citro&euml;n et General Motors permettra un partage de production &agrave; partir de 2016, selon le pr&eacute;sident du directoire de PSA Philippe Varin. /Photo d'archives/Reuters/Heinz-Peter Bader/Vincent Kessler</p>