Le mariage PSA-General Motors accueilli avec méfiance

jeudi 1 mars 2012 15h22
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - L'alliance historique officialisée mercredi soir entre PSA Peugeot Citroën et General Motors a reçu jeudi un accueil mitigé, syndicats et analystes regrettant le flou entourant les implications du projet en matière d'emploi et le délai envisagé avant ses premières retombées concrètes.

La question des surcapacités en Europe de PSA et d'Opel, la filiale européenne de GM, est la grande absente du mariage annoncé. Les deux groupes ont simplement indiqué que leur alliance renforçait les plans de performance qu'ils ont chacun établis pour restaurer leur profitabilité en Europe, mais sans s'y substituer.

"La concrétisation de cette alliance va prendre du temps", résume Brian Johnson, analyste automobile chez Barclays Capital. "A nos yeux, l'annonce d'hier ressemble davantage à l'esquisse d'une structure qu'à quelque chose de structuré et de bien planifié."

"Il faudra plusieurs mois avant de savoir si les deux groupes peuvent travailler ensemble de manière productive, sans oublier les incertitudes politiques", ajoute-t-il dans une note.

PSA et GM ont prévenu que les synergies annuelles de 1,5 milliard d'euros attendues de leur rapprochement ne seraient pas atteintes avant 2016, horizon également fixé pour l'arrivée des premiers véhicules communs aux deux groupes.

En Bourse, l'action PSA continuait de dégringoler jeudi. Le titre perdait 6,95% à 14,00 euros vers 14h40, dans un volume représentant plus de deux fois son volume quotidien des trois derniers mois.

Analystes et industriels estiment autour de 20% les surcapacités automobiles sur le marché européen. Si l'on applique cette arithmétique à l'outil industriel de PSA et Opel, quatre sites au total devraient, mathématiquement, fermer.

Un comité de groupe européen extraordinaire de PSA va être convoqué mi-mars pour examiner le rapprochement avec le géant de Detroit, a indiqué la CFE-CGC, principal syndicat du constructeur français.   Suite...

 
<p>L'alliance historique officialis&eacute;e mercredi soir entre PSA Peugeot Citro&euml;n et General Motors a re&ccedil;u jeudi un accueil mitig&eacute;, syndicats et analystes regrettant le flou entourant les implications du projet en mati&egrave;re d'emploi et le d&eacute;lai envisag&eacute; avant ses premi&egrave;res retomb&eacute;es concr&egrave;tes. /Photos d'archives/REUTERS</p>