La CDC s'oppose à un démantèlement de Veolia Transdev

mardi 28 février 2012 18h35
 

par Matthieu Protard et Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - La Caisse des dépôts (CDC), qui détient 50% du capital de Veolia Transdev, veut s'assurer que la cession par Veolia Environnement de ses 50% dans l'entreprise de transport public ne se traduira pas par un démantèlement de celle-ci, ont indiqué à Reuters des sources proches des discussions.

Veolia, qui tient mercredi un conseil d'administration très attendu après les rumeurs et spéculations autour d'un limogeage de son PDG Antoine Frérot, a décidé fin 2011, pour se désendetter, de se désengager des activités de transport en cédant ses 50% dans Veolia Transdev.

La CDC, qui veut garder le contrôle de l'entreprise, a toutefois posé ses conditions et s'opposera, selon ces sources, à la cession à des groupes industriels des 50% détenus par Veolia.

Des rumeurs ont récemment fait état d'un intérêt de groupes comme la SNCF et la RATP en France, ou comme l'opérateur ferroviaire Deutsche Bahn en Allemagne, pour entrer au capital de Veolia Transdev mais avec le risque que l'opération n'aboutisse à un dépeçage ou à une vente "à la découpe" du transporteur public.

"Le changement dans l'actionnariat de Veolia Transdev ne doit pas s'accompagner d'un changement dans la stratégie de l'entreprise. Il est hors de question d'envisager un démantèlement du groupe ou une vente par appartement d'une partie de son pôle international", a déclaré à Reuters une source proche des négociations.

"Le pôle international est un élément crucial du modèle économique de Veolia Transdev", a poursuivi cette source. "C'est par les marges, qu'il va chercher à l'international, que le groupe peut être un acteur performant en France."

La CDC n'a d'ailleurs jamais caché sa préférence pour des partenaires financiers capables de financer les projets de développement de l'entreprise.

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