Casino juge le climat peu propice aux discussions sur Monoprix

mardi 28 février 2012 17h07
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le PDG de Casino, en conflit ouvert avec les Galeries Lafayette sur la valorisation de la participation de 50% dans Monoprix que les grands magasins sont susceptibles de lui vendre, a estimé mardi que le climat était peu propice à la négociation.

Selon un protocole d'accord liant Casino et les Galeries Lafayette, coactionnaires de l'enseigne de centre-ville, les Galeries peuvent exercer une option de vente de leur propre participation depuis le 1er janvier 2012.

Mais la bataille est engagée sur la valorisation de cette part et les Galeries Lafayette ont assigné Casino en justice le 21 février devant le tribunal de commerce de Paris sur ce dossier.

Les grands magasins estiment leur part de 50% à 1,95 milliard d'euros, tandis que Casino la valorise à 700 millions seulement, un chiffre très éloigné de l'évaluation de 1,225 milliard d'euros figurant dans ses comptes au 31 décembre 2010.

Après avoir affirmé que cette assignation était "sans fondement" et n'avait "pas de chance d'aboutir", le PDG de Casino Jean-Charles Naouri, lors d'une conférence consacrée aux résultats annuels du groupe, a dit souhaiter que la "sérénité revienne" et a qualifié la dispute de "tempête dans un verre d'eau".

"Nous sommes naturellement prêts à des négociations, mais nous sommes aussi naturellement prêts à faire valoir nos droits", a-t-il dit avant d'ajouter, un peu plus tard, qu'il était cependant "très difficile de négocier lorsqu'il y a des assignations" et que le climat n'était "pas propice" à la négociation.

Pour le PDG de Casino, le conflit ne concerne ni la stratégie de Monoprix ni celle de Casino, "ni l'appréciation très flatteuse que nous portons sur le management de Monoprix, auquel nous rendons hommage".

ÉCART DE VALORISATION   Suite...

 
<p>Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino, en conflit ouvert avec les Galeries Lafayette sur la valorisation de la participation de 50% dans Monoprix que les grands magasins sont susceptibles de lui vendre, estime que le climat est peu propice &agrave; la n&eacute;gociation. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer</p>