Warren Buffett a choisi son successeur, sans lui dire

lundi 27 février 2012 15h02
 

(Reuters) - Warren Buffett a de nouveau refusé lundi de dévoiler l'identité de son successeur à la tête du groupe Berkshire Hathaway, se contentant d'expliquer que la personne choisie ignorait elle-même qu'elle l'avait été.

Dans sa lettre annuelle aux actionnaires samedi, l'investisseur le plus célèbre des Etats-Unis, âgé de 81 ans, a déclaré que le conseil d'administration de Berkshire avait identifié une personne susceptible de reprendre la direction générale après son éventuel départ.

Mais la lettre ne mentionne pas l'identité de cette personne et, dans un entretien à la chaîne de télévision CNBC lundi, Warren Buffett a refusé de la divulguer.

L'opinion publique ignore qui seront les prochains dirigeants de nombreuses autres grandes entreprises, a-t-il expliqué, ajoutant que se doter d'un "prince héritier" comportait des inconvénients.

Il a simplement précisé que le conseil d'administration de Berkshire avait à l'esprit le nom de son successeur depuis plusieurs années mais que la personne en question l'ignorait.

Il a ajouté qu'il était probable que cet héritier potentiel soit l'un des dirigeants des dizaines de sociétés dont Berkshire est propriétaire ou actionnaire.

Scruté depuis plusieurs années déjà, le processus de succession de Warren Buffett a été perturbé l'an dernier par le départ inattendu de David Sokol, l'un de ses principaux lieutenants, un temps considéré comme favori pour prendre la tête du groupe.

David Sokol a en effet été contraint à la démission après le scandale provoqué par certaines de ses transactions boursières.

Warren Buffett a déclaré lundi à ce sujet que Berkshire avait dépensé l'an dernier plus de 1,4 million de dollars de frais juridiques liés à ce dossier mais que les autorités boursières ne l'avaient pas contacté à ce sujet depuis l'été.   Suite...

 
<p>Warren Buffett a de nouveau refus&eacute; lundi de d&eacute;voiler l'identit&eacute; de son successeur &agrave; la t&ecirc;te du groupe Berkshire Hathaway, se contentant d'expliquer que la personne choisie ignorait elle-m&ecirc;me qu'elle l'avait &eacute;t&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Kim Kyung-Hoon</p>