La Grèce lance officiellement l'échange de dette

vendredi 24 février 2012 22h58
 

par George Georgiopoulos

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce a officiellement lancé vendredi son offre d'échange de dette pour les porteurs privés d'obligations dans le cadre du deuxième plan de sauvetage de 130 milliards d'euros qui lui a été consenti.

Un communiqué du ministère grec des Finances confirme les modalités de cet échange telles qu'elles ont été présentées cette semaine.

Cette procédure a été finalisée après des mois de négociations tortueuses entre Athènes et ses créanciers, compliquées par les exigences sévères posées par les partenaires européens de la Grèce, la présence de hedge funds jouant la montre afin que le pays fasse défaut et qu'ils puissent encaisser les CDS sur les obligations grecques et celle de la Banque centrale européenne.

Cet échange de dette doit permettre à la république hellénique de réduire son endettement public de 100 milliards d'euros sur un total qui dépasse 350 milliards.

Les banques, les assureurs et d'autres investisseurs détiennent un total de 206 milliards d'euros d'obligations grecques qui subiront une décote faciale de 53,5% avec une perte réelle entre 73% et 74%.

Selon les termes de l'accord, les investisseurs empocheront des obligations assorties de maturités allongées d'une valeur représentant 31,5% des titres qu'ils détiennent ainsi que des obligations à court terme émises par le Fonds européen de stabilité financière représentant 15% de la valeur des anciennes dettes.

Les nouvelles obligations serviront un coupon moyen de 3,65% et seront régies par la législation britannique.

Les créanciers ayant accepté d'échanger leurs titres se verront remettre en plus des titres qui leur permettront de récupérer des versement additionnels calculés selon l'évolution du PIB grec.   Suite...

 
<p>La Gr&egrave;ce a officiellement lanc&eacute; vendredi son offre d'&eacute;change de dette pour les porteurs priv&eacute;s d'obligations dans le cadre du deuxi&egrave;me plan de sauvetage de 130 milliards d'euros qui lui a &eacute;t&eacute; consenti. /Photo d'archives/REUTERS/Yannis Behrakis</p>