24 février 2012 / 12:07 / il y a 5 ans

France et Belgique d'accord pour combiner MES et FESF

<p>A l'issue d'un entretien d'une heure &agrave; l'Elys&eacute;e entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre belge, Elio di Rupo, une source proche de l'Elys&eacute;e indique que la France et la Belgique sont d'accord sur la n&eacute;cessit&eacute; de mettre en oeuvre le plus vite possible le futur m&eacute;canisme de solidarit&eacute; de la zone euro (MES) et sur son renforcement avec les moyens du fonds de secours actuel de la zone euro (FESF). /Photo prise le 24 f&eacute;vrier 2012/Mal Langsdon</p>

PARIS (Reuters) - La France et la Belgique sont d'accord sur la nécessité de mettre en oeuvre le plus vite possible le futur mécanisme de solidarité de la zone euro (MES) et sur son renforcement avec les moyens du fonds de secours actuel de la zone euro (FESF), a-t-on déclaré vendredi de source proche de l'Elysée.

De même source, on a fait état d'une "identité de vues" sur ces questions à l'issue d'un entretien d'une heure à l'Elysée entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre belge, Elio di Rupo.

"Il y a identité de vues sur la nécessité de mettre en oeuvre le MES le plus vite possible et de le renforcer en faisant l'additionalité entre le MES et le FESF", a-t-on indiqué.

"On a déjà dit qu'on reviendrait sur la question au mois de mars et là, c'est nos amis allemands qu'il faut faire bouger", a-t-on ajouté.

Un renforcement des moyens du MES, dont la création a été décidée lors d'un conseil européen fin janvier, pourrait être évoquée lors du prochain sommet prévu les 1er et 2 mars à Bruxelles.

L'Allemagne s'est refusée jusqu'ici à envisager d'augmenter sa dotation au-delà des 500 milliards d'euros prévus. La France pousse de son côté à une combinaison des moyens du FESF et du MES, qui succédera au fonds, pour lui donner une force de frappe accrue. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, avait estimé fin janvier qu'une telle combinaison serait un "signal très fort" pour rétablir la confiance dans la zone euro.

Toujours de source proche de l'Elysée, on indique que Nicolas Sarkozy a plaidé auprès d'Elio di Rupo pour que les institutions européennes, à commencer par la commission de Bruxelles, s'adaptent à une zone euro plus intégrée.

"Il faut que la commission revoie ses méthodes quand elle travaille pour la zone euro. On ne peut pas se faire arbitrer par des commissaires non euro", a déclaré cette source citant le chef de l'Etat.

"On a besoin aussi d'un fonctionnement beaucoup plus rapide de la commission, on ne peut pas attendre des mois et des mois qu'elle prenne des projets de règlement alors qu'il y a urgence.

Et par ailleurs, il faut un suivi beaucoup plus strict des décisions que le gouvernement économique (chefs d'Etat et de gouvernement) de la zone euro prend. Le Premier ministre belge est totalement d'accord avec cela."

A sa sortie de l'Elysée, Elio di Rupo a souligné que l'Union européenne avait aujourd'hui la forme de deux "cercles concentriques", l'UE proprement dite et la zone euro, "qui doit avoir une dynamique liée à la monnaie unique".

Yann Le Guernigou, édité par Patrick Vignal

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