Commerzbank, affectée par la Grèce, augmente son capital

jeudi 23 février 2012 13h07
 

FRANCFORT (Reuters) - Commerzbank a expliqué jeudi que les remous provoqués par la crise de la dette souveraine continuaient de menacer son activité, après voir publié un résultat trimestriel grevé par une charge de près d'un milliard d'euros passée sur des actifs grecs.

Le président du directoire Martin Blessing a également annoncé que la deuxième banque allemande allait effectuer une augmentation de capital de l'ordre du milliard d'euros, destinée à renforcer son bilan alors que la banque cherche à se conformer aux exigences prudentielles posées par l'Autorité bancaire européenne.

Il a insisté sur le degré élevé d'incertitude qui continue de prévaloir en raison de la crise de la dette souveraine européenne.

En dépréciant, notamment, de près des trois quarts les obligations grecques qu'elle détient, la banque a dû passer une charge de 942 millions d'euros.

Commerzbank précise d'ailleurs être exposée à hauteur de 12,3 milliards d'euros aux dettes souveraines portugaises, italiennes, irlandaises, grecques et espagnoles.

Renflouée par l'Etat allemand à hauteur de 18 milliards d'euros après l'effondrement de la banque Lehman Brothers, Commerzbank cherche désormais de l'argent frais pour renforcer ses fonds propres.

L'ACTION CHUTE

L'annonce d'une augmentation de capital, qui passera notamment par la conversion d'instruments hybrides, a déçu les investisseurs qui ont sanctionné le titre à la Bourse de Francfort. A 11h20 GMT, l'action perdait 4,64% à 1,97 euro alors que l'indice bancaire paneuropéen de STXE 600 perdait 0,37%.

L'Autorité bancaire européenne a estimé que Commerzbank devait se recapitaliser à hauteur de 5,3 milliards d'euros. La banque a expliqué jeudi que les mesures qu'elle avait entreprises, restructurations et cessions d'actifs, lui avaient permis de ramener à 1,8 milliard la somme à réunir.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident du directoire de Commerzbank, Martin Blessing. Commerzbank a expliqu&eacute; jeudi que les remous provoqu&eacute;s par la crise de la dette souveraine continuaient de menacer son activit&eacute;, apr&egrave;s voir publi&eacute; un r&eacute;sultat trimestriel grev&eacute; par une charge de pr&egrave;s d'un milliard d'euros pass&eacute;e sur des actifs grecs. /Photo prise le 23 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Kai Pfaffenbach</p>