PSA et GM, complémentaires partout sauf en Europe

mercredi 22 février 2012 16h13
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Une alliance entre PSA et General Motors, redevenu numéro un mondial de l'automobile, donnerait au constructeur français un coup d'accélérateur hors d'Europe et pourrait être l'amorce d'une solution à la crise que les deux groupes traversent sur le Vieux Continent.

Quelle qu'en soit la forme, un tel rapprochement permettrait à PSA, premier constructeur français et deuxième européen, de rattraper son retard en Amérique latine et en Inde, où ses difficultés financières de 2011 l'ont contraint à retarder des investissements et où GM est bien implanté, et lui ouvrirait les portes d'un marché américain en pleine reprise.

Il permettrait aussi des synergies et des économies d'échelle dans le développement et les achats de composants.

"GM offrirait en plus à PSA une position intéressante en Asie, où il reste le leader du marché et bien sûr aux USA. PSA lui offrirait en retour sa compétence sur les petits moteurs essence et sur les châssis de (petites voitures)", résume CMC-CIC Securities dans une note.

"Mais il reste plusieurs incertitudes (...) Cette alliance, si elle a lieu, devra procéder rapidement à de fortes réductions de surcapacités en Europe", ajoute l'intermédiaire.

Un rapprochement entre les deux constructeurs, plus concurrents que complémentaires en Europe, reviendrait en effet à additionner les 12 usines d'assemblage que PSA possède actuellement sur le continent aux huit que compte Opel, sauf si des opportunités de rationalisation se présentent.

Les surcapacités sur le marché européen sont estimées autour de 20%. Si l'on applique cette arithmétique aux 20 usines de PSA et Opel, quatre sites devraient fermer.

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<p>La perspective d'une possible alliance entre le fran&ccedil;ais PSA Peugeot Citro&euml;n et l'am&eacute;ricain General Motors suscite mercredi l'enthousiasme en Bourse mais aussi l'inqui&eacute;tude sur le front de l'emploi, les usines europ&eacute;ennes des deux constructeurs souffrant de surcapacit&eacute;s. /Photo d'archives/REUTERS/Sergio Perez</p>