La zone euro éteint à nouveau l'incendie grec

mardi 21 février 2012 12h04
 

par Julien Toyer

BRUXELLES (Reuters) - Au bord du gouffre, la zone euro a de nouveau éteint mardi, au petit matin, l'incendie qui menaçait d'emporter la Grèce, mais la route reste longue et semée d'embûches avant que le pays n'émerge de deux ans d'une crise sans précédent.

Selon les termes de l'accord trouvé peu avant 04h00 après treize heures de négociations, la dette grecque sera ramenée à 120,5% du PIB d'ici 2020 grâce à un nouveau programme de prêts publics de 130 milliards d'euros et à une restructuration de la dette détenue par les créanciers privés.

Ceux-ci ont finalement accepté une décote de 53,5% sur leurs obligations grecques dans le cadre d'un échange de titres qui permettra d'effacer plus de 100 milliards de dette d'Athènes.

La Banque centrale européenne et les banques centrales nationales de la zone euro participeront également au plan en renonçant à certains bénéfices réalisés sur les titres grecs qu'elles détiennent.

"Nous sommes parvenus à un accord d'ampleur sur un nouveau programme pour la Grèce et sur une participation du secteur privé qui conduira à une réduction significative de la dette grecque (...) afin d'assurer le futur de la Grèce au sein de la zone euro", a déclaré le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, à l'issue de la réunion.

L'euro a grimpé à un plus haut de 1,3293 dollar, contre 1,3232 lundi soir, après l'annonce de cet accord par Reuters, avant de se stabiliser autour de 1,3250 dollar dans la matinée. Les marchés d'actions n'ont guère réagi, la nouvelle étant attendue et déjà inscrite dans les cours.

De leur côté, les rendements des dettes émises par les pays 'périphériques' de la zone euro se détendaient en fin de matinée, avec un recul de 6 points de base, à 12,38%, du taux du papier à dix ans du Portugal, présenté comme le pays le plus fragile après la Grèce.

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<p>Le ministre des Finances grec Evangelos V&eacute;niz&eacute;los. Selon les termes d'un accord trouv&eacute; dans la nuit &agrave; Bruxelles, la dette grecque sera ramen&eacute;e &agrave; 120,5% du PIB d'ici 2020 gr&acirc;ce &agrave; un nouveau programme de pr&ecirc;ts publics de 130 milliards d'euros et &agrave; une restructuration de la dette d&eacute;tenue par les cr&eacute;anciers priv&eacute;s. /Photo prise le 21 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Yves Herman</p>