Le gouvernement grec se penche sur les mesures d'austérité

samedi 18 février 2012 16h08
 

par Jan Strupczewski et David Stamp

ATHENES/BRUXELLES (Reuters) - Le gouvernement grec s'est réuni samedi pour mettre en oeuvre les mesures d'austérité exigées par l'UE et le FMI en échange d'une nouvelle aide d'urgence de 130 milliards d'euros.

A Bruxelles, les pays de la zone euro pourraient réclamer un effort supplémentaire au secteur privé pour aider la Grèce à réduire son endettement, selon des responsables européens.

Après des mois de négociations souvent acrimonieuses, les Grecs espèrent que les grands argentiers de la zone euro avaliseront lundi le plan d'aide nécessaire pour éviter à la Grèce une faillite lors des échéances de remboursement de février.

Dans un communiqué, le gouvernement du Premier ministre Lucas Papademos a fait savoir que les ministres débattraient de l'application de mesures comprenant notamment des réductions de salaires, de traitements et de pensions de retraite venant s'ajouter à celles qui frappent déjà durement le niveau de vie de la population.

Le conseil des ministres devrait adopter une série de mesures qui ont déjà provoqué de graves émeutes, le week-end dernier, à Athènes avant qu'elles ne soient incluses dans une loi de finances rectificative qui sera soumise la semaine prochaine au Parlement.

"La population grecque fait tout ce qu'elle peut et nous sommes résolus à tenir nos engagements", a assuré à la presse le ministre de l'Ordre public, Christos Papoutsis, en entrant sans la salle du conseil.

Nombre de dirigeants européens restent quant à eux sceptiques quant à la volonté d'Athènes de mener à bien les réformes demandées.

Les ministres discuteront aussi de l'avenir de l'ancien aéroport d'Athènes, situé sur un terrain très convoité du front de mer et qui n'a pas été réhabilité depuis plus d'une décennie.   Suite...

 
<p>Le ministre des Finances grec Evangelos V&eacute;niz&eacute;los. Le gouvernement grec s'est r&eacute;uni samedi pour mettre en oeuvre les mesures d'aust&eacute;rit&eacute; exig&eacute;es par l'UE et le FMI en &eacute;change d'une nouvelle aide d'urgence de 130 milliards d'euros. /Photo prise le 18 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>