Nyse Euronext aurait soumis une offre pour le LME

vendredi 17 février 2012 19h10
 

NEW YORK/FRANCFORT (Reuters) - Nyse Euronext a soumis une offre pour le London Metal Exchange (LME) tandis que son homologue allemand Deutsche Börse n'en a rien fait, ont déclaré vendredi à Reuters des sources proches du dossier.

Ces informations confirment un article publié vendredi par le Financial Times selon lequel Nyse Euronext et CME Group ont soumis des offres sur le LME, le valorisant jusqu'à un milliard de livres (1,2 milliard d'euros).

Le FT ajoute que Intercontinental Exchange a également présenté une offre et engagé JPMorgan comme conseiller.

Le LME a réagi en déclarant avoir reçu "un bon nombre d'offres" d'achat.

"Tout est en bonne voie avec un bon nombre d'offres à examiner pour le conseil d'administration la semaine prochaine", a déclaré un porte-parole de la première place mondiale des métaux industriels. Le conseil doit se réunir jeudi prochain.

Analystes et sources professionnelles valorisent le LME de 0,5 à 1,5 milliard de livres, anticipant une progression de ses résultats s'appuyant sur de nouveaux produits et sur son auto-compensation.

Une source proche du dossier a estimé qu'un rapprochement entre Nyse Euronext et le LME aurait du sens.

"LME est complémentaire aux activités de Nyse Euronext. Si elle se concrétisait, cette opération permettrait de réaliser des synergies et surtout ce serait intéressant pour les clients des deux parties, puisqu'ils auraient accès aux produits des deux sociétés mais à travers un seul point d'entrée, ce qui serait moins coûteux", a dit cette source.

Le marché Liffe de Nyse concerne notamment les transactions sur le cacao, le café robusta, le sucre blanc, le blé de meunerie, le blé fourragé, le colza, le maïs ou l'orge de brasserie.   Suite...

 
<p>Au London Metal Exchange, mardi. Selon des sources proches du dossier, Nyse Euronext a soumis une offre pour le London Metal Exchange (LME) tandis que son homologue allemand Deutsche B&ouml;rse n'en a rien fait. /Photo prise le 14 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Luke MacGregor</p>