La production nucléaire dope les résultats 2011 d'EDF

jeudi 16 février 2012 14h51
 

par Benjamin Mallet et Caroline Jacobs

PARIS (Reuters) - EDF a publié jeudi des résultats 2011 dopés par la performance de son parc nucléaire et confirmé qu'il augmenterait les investissements dans ses centrales françaises au cours des prochaines années afin notamment de répondre aux exigences des autorités de sûreté après la catastrophe de Fukushima.

L'électricien public s'est également dit prêt à répondre avec son partenaire chinois CGNPC à l'appel d'offres que l'Afrique du Sud pourrait lancer d'ici à la fin du premier semestre pour des centrales nucléaires.

"On est en situation de proposer soit une technologie complètement française de type EPR, soit une technologie franco-chinoise en association avec Areva et CGNPC, ça va dépendre des appels d'offre", a déclaré le PDG d'EDF, Henri Proglio, en marge d'une conférence de presse.

"(Les Sud-Africains) nous ont dit qu'ils souhaitaient que nous soyons en partenariat avec les Chinois. Et donc si c'est cela qu'ils veulent, c'est ce que nous ferons", a pour sa part déclaré Hervé Machenaud, directeur exécutif d'EDF en charge de la production et de l'ingénierie.

En termes d'objectifs, EDF vise toujours pour la période 2011-2015 une croissance annuelle moyenne comprise entre 4% et 6% de son résultat brut d'exploitation (Ebitda), à périmètre et change constants, et dans une fourchette de 5% à 10% pour le résultat net courant.

Pour 2012, le groupe a seulement fait savoir que ses objectifs étaient "conformes" à ces perspectives, qui incluent également un ratio d'endettement financier net/Ebitda inférieur à 2,5 et un taux de distribution des bénéfices compris entre 55 et 65%.

"SPÉCULATIONS POLITICIENNES"

EDF a en outre indiqué que son enveloppe d'investissements nets resterait en-deçà de 15 milliards d'euros en 2015, contre 10,5 milliards en 2011.   Suite...

 
<p>Henri Proglio, PDG d'EDF, a pr&eacute;sent&eacute; jeudi les r&eacute;sultats annuels de l'&eacute;lectricien fran&ccedil;ais, qui ont &eacute;t&eacute; dop&eacute;s par la performance de ses parcs nucl&eacute;aires fran&ccedil;ais et britannique. Le groupe a confirm&eacute; ses objectifs malgr&eacute; les investissements suppl&eacute;mentaires impos&eacute;s par les autorit&eacute;s apr&egrave;s la catastrophe de Fukushima, au Japon. /Photo prise le 16 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>