Violences en Grèce avant le vote du plan d'austérité

dimanche 12 février 2012 20h32
 

par Harry Papachristou et Karolina Tagaris

ATHENES (Reuters) - Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche autour du Parlement grec et certains ont affronté la police à quelques heures du vote par les députés sur un projet de loi regroupant des mesures d'austérité aussi draconiennes qu'impopulaires exigées par l'Union européenne et le FMI en échange d'un nouveau plan de sauvetage.

Le Premier ministre grec Lucas Papadémos grec a mis en garde contre le "chaos économique" en cas de rejet, tandis que l'Allemagne a prévenu que la Grèce devait cesser d'être un "puits sans fond"`.

Après trois jours de tensions et de menaces politiques, le Parlement a commencé peu après 14h00 (12h00 GMT) à examiner le projet de loi visant à économiser 3,3 milliards d'euros grâce notamment à une baisse des salaires, des retraites et des suppressions d'emplois publics.

Le vote doit intervenir avant minuit (22h00 GMT), a annoncé le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, "parce que lundi matin, les marchés bancaires et financiers doivent avoir reçu le message que la Grèce peut et va survivre".

"Si la loi n'est pas adoptée, le pays ira à la banqueroute", a prévenu le ministre lorsqu'un député communiste a jeté les pages du projet de loi sur le sol de l'Assemblée.

Une vingtaine de députés de la coalition de Lucas Papadémos ont menacé ces derniers jours de voter contre le texte et six membres du gouvernement ont présenté leur démission, mais le Premier ministre conserve théoriquement le soutien d'une large majorité.

Mais la population grecque n'entend pas accepter ces nouvelles mesures d'austérité sans rien dire.

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<p>A l'ext&eacute;rieur du Parlement &agrave; Ath&egrave;nes sur la place Syntagma. Des dizaines de milliers de manifestants sont rassembl&eacute;s autour du Parlement grec alors que les d&eacute;put&eacute;s doivent voter en fin de journ&eacute;e un projet de loi regroupant des mesures d'aust&eacute;rit&eacute; aussi draconiennes qu'impopulaires exig&eacute;es par l'Union europ&eacute;enne et le FMI en &eacute;change d'un nouveau plan de sauvetage. /Photo prise le 12 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Yannis Behrakis</p>