Le gouvernement grec appelle au soutien du plan FMI/UE

samedi 11 février 2012 19h43
 

par Lefteris Papadimas et Harry Papachristou

ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec a sommé samedi les députés frondeurs d'apporter leur soutien aux mesures d'austérité exigées par l'UE et le FMI pour la mise en oeuvre d'un second plan de sauvetage, faute de quoi ils engageront le pays sur "une voie inconnue et dangereuse" qui mènera selon lui à la faillite et à l'isolement économique international.

Le dirigeant de la Nouvelle démocratie (ND, conservateurs) Antonis Samaras, tout en reprochant à la politique d'austérité d'enfoncer toujours plus la Grèce dans la récession, a instamment demandé aux élus de son parti de soutenir le second plan de sauvetage, d'un montant de 130 milliards d'euros, faute de quoi leur candidature serait écartée pour les législatives à venir.

La coalition du Premier ministre grec Lucas Papadémos dispose d'une écrasante majorité au parlement, ce qui devrait garantir l'adoption, prévue dimanche, d'une série de nouvelles mesures d'austérité, dont une réduction supplémentaire des dépenses publiques, de l'ordre de 3,3 milliards d'euros, cette année.

Mais six membres du gouvernement ont d'ores et déjà démissionné en signe de protestation contre l'ampleur des mesures d'austérité, au nombre desquelles une baisse de 22% du salaire minimum.

"Les conséquences d'un défaut incontrôlé seraient incalculables pour le pays, et pas seulement pour son économie(...). Cela nous engagerait sur une voie inconnue, dangereuse", a déclaré samedi le vice-ministre des Finances, Filippos Sachinidis.

Dans une interview au journal Imerisia, il dépeint la catastrophe dans laquelle tomberait selon lui la Grèce si elle n'honorait pas le remboursement de 14,5 milliards d'euros d'emprunts d'Etat arrivant à échéance le 20 mars.

"Demandons-nous ce que signifierait pour le pays la perte de son système bancaire, et de ne plus pouvoir importer des matières premières, des produits pharmaceutiques, du carburant, des denrées alimentaires de base et des technologies", a-t-il dit.

Le gouvernement grec a approuvé vendredi soir le projet de loi engageant le pays dans les mesures exigées par l'UE et le Fonds monétaire international pour la mise en oeuvre du second plan de sauvetage.   Suite...

 
<p>R&eacute;p&eacute;tition: coquille dans la l&eacute;gende de la photo. / Devant le parlement grec, &agrave; Ath&egrave;nes. Le gouvernement grec a somm&eacute; samedi les d&eacute;put&eacute;s frondeurs d'apporter leur soutien aux mesures d'aust&eacute;rit&eacute; exig&eacute;es par l'UE et le FMI pour la mise en oeuvre d'un second plan de sauvetage, faute de quoi ils engageront le pays sur "une voie inconnue et dangereuse" qui m&egrave;nera selon lui &agrave; la faillite et &agrave; l'isolement &eacute;conomique international. /Photo prise le 11 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Yiorgos Karahalis</p>