Le PDG de Total répond aux critiques sur les superprofits

samedi 11 février 2012 11h25
 

PARIS (Reuters) - Christophe de Margerie, PDG de Total, estime que la qualité de l'essence doit se payer, en réponse aux critiques sur les superprofits du groupe pétrolier, qui a annoncé vendredi plus de 12 milliards d'euros de bénéfices.

Ces résultats ont soulevé un flot de critiques, des responsables de gauche reprochant à Total d'accumuler cet argent sur le dos des Français qui voient le prix à la pompe s'envoler.

L'ex-ministre de l'Industrie et député UMP Christian Estrosi a regretté de son côté que le groupe ne paye en France que 2,5% d'impôt sur les sociétés.

"Nous menons une politique de qualité et donc de prix plutôt chers (...) Mais je suis toujours surpris que l'on nous reproche nos prix. Si tout le monde était au même prix, il n'y aurait plus de concurrence", répond Christophe de Margerie samedi dans Le Parisien.

Il souligne également que les bénéfices de la compagnie ne viennent pas de la distribution de carburant mais "à 90% de la production de pétrole."

Sur France info, le PDG souligne que Total n'a que 20% du marché en France. "Ce n'est pas Total à lui tout seul qui peut faire baisser les prix à la pompe", dit-il.

Pour Chistophe de Margerie "on se trompe de débat" et "il faut regarder le problème des gens qui ont des problèmes tout court de niveau de vie et le traiter en tant que tel".

Concernant la faiblesse de l'imposition en France, il assure dans Le Parisien que Total a toujours payé "des impôts conséquents" en France, même si ces dernières années le groupe n'a pas payé l'impôt sur les sociétés "car Total y était déficitaire."

"Cette année, j'ai une bonne nouvelle, nous allons payer 300 millions d'impôts sur les sociétés auxquels il faut ajouter 800 millions d'autres taxes", précise-t-il.   Suite...

 
<p>Christophe de Margerie, PDG de Total, estime que la qualit&eacute; de l'essence doit se payer, en r&eacute;ponse aux critiques sur les superprofits du groupe p&eacute;trolier, qui a annonc&eacute; vendredi plus de 12 milliards d'euros de b&eacute;n&eacute;fices. /Photo prise le 10 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>