Michelin maintient ses marges, nouveau président en mai

vendredi 10 février 2012 10h21
 

par Cyril Altmeyer

PARIS, 10 février - Michelin a annoncé vendredi que Jean-Dominique Senard, successeur désigné de Michel Rollier, prendrait en mai la présidence du groupe, qui a réussi à maintenir ses marges en 2011 malgré le renchérissement des matières premières et s'est montré un peu plus optimiste pour ses perspectives 2015.

Le numéro mondial du pneumatique avec le japonais Bridgestone s'attend désormais à un résultat opérationnel de 2,5 milliards d'euros en 2015 - contre plus de deux milliards auparavant - et à une croissance des volumes au moins égale à son objectif antérieur de 25% sur la période 2011-2015.

Michelin a enregistré l'an passé une croissance en volumes de 6,7%, inférieure à son objectif fixé à près de 8%, donnant un chiffre d'affaires en hausse de 15,8% à 20,719 milliards, en ligne avec son objectif.

Jean-Dominique Senard, qui prendra les rênes du groupe à l'issue de l'assemblée générale du 11 mai prochain, a estimé que le marché mondial des pneus devrait se contracter au premier semestre, sous l'effet d'une poursuite des déstockages, avant de rebondir au second semestre.

"Le deuxième semestre devrait vraisemblablement compenser le premier", a-t-il dit lors de la présentation des résultats 2011, disant ne pas prévoir de "croissance considérable" sur l'année.

Il a dit espérer que Michelin retrouve en 2013 ses rythmes annuels habituels de croissance des volumes, évalués à environ 4,5%.

Le groupe a toutefois limité le tassement de sa marge opérationnelle à 0,1 point à 9,4% en 2011, en parvenant à plus que compenser l'augmentation des coûts des matières premières par des hausses de prix et des gains de productivité.

Hors effet mécanique des hausses de prix liés au renchérissement des matières premières, la marge aurait été de 10,8% en 2011.   Suite...

 
<p>Michelin annonce que Jean-Dominique Senard, nomm&eacute; associ&eacute; commandit&eacute; en mai 2011, prendra en mai la pr&eacute;sidence du groupe, qui se montre un peu plus optimiste pour ses perspectives 2015 apr&egrave;s des r&eacute;sultats 2011 en hausse. /Photo d'archives/REUTERS/Thomas Padilla</p>