Les perspectives de GDF Suez jugées décevantes

jeudi 9 février 2012 10h28
 

par Benjamin Mallet et Caroline Jacobs

PARIS (Reuters) - GDF Suez a annoncé jeudi qu'il visait un résultat net récurrent au moins stable en 2012 et en croissance d'ici 2015, en misant notamment sur son développement à l'international et sur une stabilisation du cadre réglementaire dans le gaz en France.

Certains analystes ont toutefois estimé que le marché européen du gaz limitait les perspectives du groupe, dont l'action enregistrait dans la matinée la plus forte baisse du CAC 40.

L'énergéticien français, qui a vu ses résultats 2011 dopés par la prise de contrôle du britannique International Power mais freinés par la baisse de ses ventes de gaz auprès des grands clients européens, table pour l'exercice en cours sur un résultat net récurrent part du groupe compris entre 3,5 et 4 milliards d'euros (contre 3,5 milliards en 2011).

Il vise également cette année des investissement bruts de 11 milliards environ et un dividende ordinaire égal ou supérieur à celui versé au titre de 2011.

GDF Suez a toutefois prévenu que ces objectifs reposaient notamment sur l'hypothèse d'une répercussion totale de ses coûts d'approvisionnement sur les tarifs réglementés du gaz en France alors qu'ils ont en partie été gelés en 2011, pénalisant son résultat brut d'exploitation (Ebitda).

Le groupe n'a en outre pas confirmé son objectif d'Ebitda de plus de 20 milliards en 2013, annoncé il y a un an avant le retour de la crise économique et financière, indiquant simplement qu'il devrait enregistrer des chiffres de 17 milliards en 2012 et 21 milliards en 2015.

PRÉVISION "PRUDENTE"

Hors impact climatique et gel du tarif du gaz en France, l'Ebitda de GDF Suez a atteint 17,4 milliards d'euros en 2011, en phase avec son propre objectif.   Suite...

 
<p>G&eacute;rard Mestrallet, PDG de GDF Suez. L'&eacute;nerg&eacute;ticien publie des performances op&eacute;rationnelles en hausse en 2011, gr&acirc;ce en particulier &agrave; la prise de contr&ocirc;le du britannique International Power depuis f&eacute;vrier, et vise un r&eacute;sultat net r&eacute;current au moins stable en 2012. /Photo prise le 6 janvier 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>