Nouveau report de la décision grecque sur le plan d'aide

mardi 7 février 2012 22h54
 

par Lefteris Papadimas et Renee Maltezou

ATHENES (Reuters) - Les chefs de file des principaux partis politiques grecs ont a nouveau reporté de 24 heures la réunion prévue ce mardi pour valider les réformes exigées par les bailleurs de fonds d'Athènes en échange d'un deuxième plan d'aide.

Un responsable de parti qui n'a pas souhaité être identifié a indiqué que ce report était lié au fait que les dirigeants des trois formations n'avaient pas encore reçu le texte du projet d'accord sur ce plan de renflouement de 130 milliards d'euros.

Tandis que des manifestants réunis à Athènes brûlaient le drapeau allemand, la chancelière Angela Merkel s'efforçait d'apaiser les tensions. "Je ne ferai rien pour forcer la Grèce à sortir de l'Euro", a-t-elle assuré, répondant à un étudiant grec lors d'une rencontre avec des jeunes à Berlin.

Son homologue néerlandais Mark Rutte n'a en revanche pas exclu une telle sortie. "Le reste de la zone euro est maintenant assez fort (...) pour que nous puissions faire face à une sortie de la Grèce, une Grèce confrontée à de graves troubles", a-t-il estimé.

A une demi-heure de leur rencontre, prévue à 19h00 GMT, les chefs de file du Parti socialiste, de la Nouvelle démocratie (droite) et du Laos (extrême droite) qui soutiennent le gouvernement de Lucas Papadémos n'avaient toujours pas reçu le projet d'accord avec le FMI et l'Union européenne.

"Nous ne pouvons dire un oui ou un non franc sans assurances de la part des autorités compétentes de l'Etat que ces mesures sont constitutionnelles et qu'elles sortiront le pays de la crise", a déclaré George Karatzaferis, chef de file du Laos. "Nous avons le temps. Puisqu'il en va de l'avenir de l'Etat, nous trouveront le temps", a-t-il ajouté

Pour éviter de se retrouver en cessation de paiement à la fin mars, Athènes négocie depuis des mois avec la troïka (Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne) l'octroi de la deuxième tranche d'aide.

Les négociations entre Lucas Papadémos et les bailleurs de fonds ont duré presque toute la nuit de lundi à mardi, jusqu'à 04h00 (02h00 GMT), au moment où débutaient les premiers débrayages dans les ports. "Aucun navire n'a quitté le port du Pirée ce matin, en raison de la grève des marins", a déclaré un porte-parole de la garde-côtes.   Suite...

 
<p>Manifestation contre l'aust&eacute;rit&eacute; devant le parlement grec &agrave; Ath&egrave;nes. La r&eacute;union des dirigeants politiques grecs pr&eacute;vue ce mardi pour valider les r&eacute;formes exig&eacute;es par les bailleurs de fonds d'Ath&egrave;nes en &eacute;change d'un deuxi&egrave;me plan d'aide a &eacute;t&eacute; repouss&eacute;e &agrave; mercredi. Ce report serait li&eacute; au fait que les dirigeants des formations politiques n'ont pas encore re&ccedil;u le texte du projet d'accord sur ce plan de renflouement de 130 milliards d'euros. /Photo prise le 7 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Yannis Behrakis</p>