La BCE pourrait ouvrir la voie à une baisse de taux en mars

lundi 6 février 2012 18h48
 

par Paul Carrel

FRANCFORT (Reuters) - La BCE devrait laisser ses taux d'intérêt inchangés à l'issue de sa réunion de politique monétaire jeudi mais elle pourrait préparer le terrain à une baisse en mars, alors que la zone euro est menacée de récession par les retombées de la crise de la dette et par la situation en Grèce.

Si aucun accord n'est conclu d'ici jeudi sur le programme d'austérité indispensable pour permettre le renflouement de l'Etat grec, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, sera sans doute assailli de questions sur la possibilité que l'institution renonce à ses profits potentiels sur les obligations grecques qu'elle détient.

Et si un accord est trouvé d'ici-là, il devra s'expliquer sur ses modalités, ses conséquences et le précédent ainsi créé.

Les marchés financiers seront aussi à l'affût d'indices sur ce que la BCE attend de sa deuxième opération de refinancement à trois ans, prévue le 29 février.

La première opération de ce type, fin décembre, lui a permis d'injecter 489 milliards d'euros dans le système financier et de faire retomber au moins temporairement la pression sur les banques de la zone euro.

Selon la dernière enquête Reuters sur les prévisions des professionnels des marchés monétaires, la BCE pourrait allouer 400 milliards supplémentaires aux banques à la fin du mois.

Pour ce qui est des taux, la menace de plus en plus nette d'une rechute en récession de la zone euro a augmenté la probabilité d'un assouplissement dès mars, d'autant que les pressions inflationnistes ont reflué.

LA CONJONCTURE SE DÉGRADE   Suite...

 
<p>Selon la derni&egrave;re enqu&ecirc;te Reuters, la BCE devrait laisser ses taux d'int&eacute;r&ecirc;t inchang&eacute;s &agrave; l'issue de sa r&eacute;union de politique mon&eacute;taire jeudi mais elle pourrait pr&eacute;parer le terrain &agrave; une baisse en mars, alors que la zone euro est menac&eacute;e de r&eacute;cession par les retomb&eacute;es de la crise de la dette et par la situation en Gr&egrave;ce. /Photo prise le 15 ao&ucirc;t 2011/REUTERS/Pascal Lauener</p>