Le Portugal rejette le parallèle avec la Grèce sur la dette

lundi 6 février 2012 17h48
 

LISBONNE (Reuters) - La charge de la dette portugaise est supportable et la situation du pays est fondamentalement différente de celle de la Grèce, a déclaré lundi le Premier ministre du Portugal, Passos Coelho.

Selon lui, la dette portugaise est plutôt comparable à celle de l'Irlande.

"Nous ne laisserons pas ce qui s'est passé en Grèce se dérouler ici", a-t-il dit à des journalistes, ajoutant qu'il espérait qu'il y ait suffisamment de volonté politique pour qu'un accord soit trouvé sur la dette grecque.

Le ratio d'endettement du Portugal est actuellement de 105% de son produit intérieur brut, contre 160% pour la Grèce.

Le gouvernement portugais avait démenti un peu plus tôt une information selon laquelle il avait sollicité des conseils sur les modalités d'une restructuration de sa dette.

IFR, un service d'information et d'analyse de Thomson Reuters, avait indiqué que le Portugal avait discrètement sondé des conseillers sur les moyens de restructurer sa dette. L'article citait une source anonyme impliquée dans les discussions.

"Cet article est faux, il est sans fondement", a dit à Reuters un porte-parole du Premier ministre portugais.

Certains économistes ont estimé ces dernières semaines que le Portugal pourrait être contraint de suivre le chemin de la Grèce, soit en sollicitant une rallonge financière à son premier plan de sauvetage de 78 milliards d'euros, soit en s'engageant sur la voie d'une restructuration de sa dette.

Le gouvernement portugais a exclu ces deux scénarios à plusieurs reprises mais les inquiétudes se concentrent sur la capacité du pays à recommencer à se financer sur les marchés obligataires au second semestre 2013, comme le stipule le plan d'aide initial.   Suite...

 
<p>Le Premier ministre portugais Passos Coelho esime que la charge de la dette du Portagal est supportable et que la situation du pays est fondamentalement diff&eacute;rente de celle de la Gr&egrave;ce. /Photo prise le 30 janvier 2012/REUTERS/Eric Vidal</p>