Large succès des adjudications espagnole et française

jeudi 2 février 2012 14h19
 

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - La France et l'Espagne ont démontré une nouvelle fois jeudi qu'elles pouvaient se financer dans de bonnes conditions malgré les dégradations récentes de leurs notes de crédit, sur fond d'accalmie sur les marchés depuis le début de l'année.

Des professionnels soulignent qu'après le stress de 2011, les marchés de capitaux connaissent une phase - provisoire ? - d'apaisement grâce aux initiatives peu orthodoxes de la Banque centrale européenne, qui a notamment servi fin décembre un record de 489 milliards d'euros lors de son opération inédite de prêt à trois ans.

Paris et Madrid ont bénéficié à la fois d'une demande forte et de taux en décrue, et ont émis des montants correspondant à leurs objectifs maximum (8,0 milliards d'euros pour la France, 4,5 milliards d'euros pour l'Espagne).

"Les craintes que tout le monde avait au tournant de l'année sur l'impact que les dégradations de notes auraient sur le marché primaire et secondaire se sont révélées infondées et la capacité de financement de la France reste très forte", commente Michael Leister, stratégiste taux chez DZ Bank, à Francfort.

L'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'Etat, a émis un total de 7,962 milliards d'euros d'obligations assimilables du Trésor (OAT), dont 5,7 milliards de la nouvelle OAT de référence à 10 ans, la 3,0% avril 2022, soit un montant record pour un nouveau benchmark 10 ans.

La demande globale a atteint 19,1 milliards d'euros, ce qui donne un ratio de couverture de 2,4. Sur la nouvelle 10 ans, la demande s'est élevée à 9,73 milliards d'euros, le taux de couverture s'établissant à 1,7.

La nouvelle OAT à 10 ans s'est taillée la part du lion, soit plus de 70% du montant total adjugé.

"L'attention s'est concentré sur l'obligation à 10 ans. J'ai été surpris qu'ils aient pu placer presque 6,0 milliards (...) Un ratio de couverture de 1,7 c'est bien (...) surtout avec de tels volumes. Le taux moyen à 3,13% est aussi positif", estime Michael Leister.   Suite...

 
<p>La France et l'Espagne ont d&eacute;montr&eacute; une nouvelle fois jeudi qu'elles pouvaient se financer dans de bonnes conditions malgr&eacute; les d&eacute;gradations r&eacute;centes de leurs notes de cr&eacute;dit, sur fond d'accalmie sur les march&eacute;s depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e. Paris et Madrid ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; &agrave; la fois d'une demande forte et de taux en d&eacute;crue, et ont &eacute;mis des montants correspondant &agrave; leurs objectifs maximum (8,0 milliards d'euros pour la France, 4,5 milliards d'euros pour l'Espagne). /Photo prise le 22 janvier 2011/REUTERS/Dado Ruvic</p>