Un accord sur la dette grecque peut-être mercredi

mardi 31 janvier 2012 21h22
 

BRUXELLES/FRANCFORT janvier (Reuters) - Les négociations entre la Grèce et ses créanciers privés sur la restructuration de la dette du pays pourraient être conclues dès mercredi, ont déclaré des banquiers et des responsables politiques, même si une montée en puissance du rôle de la Banque centrale européenne (BCE) est désormais vue comme impérative dans le dossier.

Selon ces banquiers et ces responsables, le secteur privé est désormais prêt à accepter une décote d'environ 70% sur les obligations d'Etat grecques qu'il détient, ce qui devrait faire baisser l'endettement de la Grèce de quelque 100 milliards d'euros.

Le ministre des Finances grec Evangelos Venizelos a pour sa part déclaré que la décote pourrait même être supérieure à 70%.

Ceci étant dit, malgré son ampleur, cette décote ne devrait pas, selon les responsables, être suffisante pour ramener l'endettement de la Grèce à l'équivalent de 120% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2020, ratio jugé nécessaire, dans le cadre du plan d'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne, pour rendre la dette supportable.

De ce fait, de plus en plus de personnes impliquées dans le dossier estiment que les détenteurs publics de titres grecs - la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro - doivent participer à la restructuration de la dette du pays, ont poursuivi les banquiers et les responsables.

"L'analyse qui est faite à ce stade consiste à voir quelles mesures le secteur public pourrait prendre pour réduire la dette de la Grèce", a dit à Reuters un responsable européen au fait des discussions.

"L'objectif est de ramener le ratio endettement-PIB à 120%, mais, même avec l'échange de dette, il en est encore très loin donc l'implication du secteur public est nécessaire."

Une source bancaire a ajouté qu'il était désormais admis que l'implication du secteur privé ne produirait pas les effets voulus sans que le secteur public n'assume également une partie des pertes.

"Maintenant, nous discutons du comment", a-t-elle ajouté.   Suite...

 
<p>Les n&eacute;gociations entre la Gr&egrave;ce et ses cr&eacute;anciers priv&eacute;s sur la restructuration de la dette du pays pourraient &ecirc;tre conclues d&egrave;s mercredi, ont d&eacute;clar&eacute; des banquiers et des responsables politiques, m&ecirc;me si une mont&eacute;e en puissance du r&ocirc;le de la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE) est d&eacute;sormais vue comme imp&eacute;rative dans le dossier. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>