François Fillon abaisse à 0,5% la prévision de croissance 2012

lundi 30 janvier 2012 16h16
 

PARIS (Reuters) - François Fillon a abaissé lundi à 0,5% contre 1,0% auparavant la prévision de croissance économique du gouvernement pour 2012.

L'impact budgétaire sera de 5 milliards d'euros et il sera compensé sans demander d'efforts supplémentaires aux Français, a précisé le Premier ministre.

La nouvelle prévision gouvernementale est la même que celle choisie par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande. Elle est supérieure à celles des économistes et de plusieurs institutions internationales.

Les économistes interrogés par Reuters attendent en moyenne 0,1%, le Fonds monétaire international 0,2% et l'OCDE 0,3%. La Commission européenne attend 0,6%.

La nouvelle prévision de croissance sera intégrée au projet de loi de finances rectificative qui sera présenté au conseil des ministres le 8 février.

Le gouvernement n'a pas encore modifié sa prévision pour 2013 (2,0%), très supérieure à celles des économistes et institutions internationales.

"Ces prévisions de croissance, nous les révisons maintenant de 1% à 0,5%, ce qui permet de prendre en compte la détérioration de notre environnement économique, même si les premiers frémissements de l'activité paraissent poindre en Europe", a dit François Fillon lors d'un point de presse.

"La croissance devrait redémarrer dans la zone euro et en particulier en France avant la fin du premier semestre."

"Cette révision de la croissance à 0,5 au lieu de 1% dans le projet de loi de finances pour 2012 a un impact d'environ 5 milliards sur nos comptes", a-t-il dit. "Les efforts accomplis par ce gouvernement et par tous les Français, ainsi que le budget très prudent que nous avions construit, nous permettent de l'absorber sans demander d'effort supplémentaire aux Français."   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Fillon a abaiss&eacute; lundi &agrave; 0,5% contre 1,0% auparavant la pr&eacute;vision de croissance du gouvernement pour 2012 et pr&eacute;cis&eacute; que l'impact de 5 milliards d'euros serait compens&eacute; sans demander d'efforts suppl&eacute;mentaires aux Fran&ccedil;ais. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge</p>