Les négociations reprennent contre la montre en Grèce

jeudi 26 janvier 2012 16h49
 

par George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce et ses créanciers privés reprennent jeudi à Athènes leurs dures négociations sur la restructuration de la dette du pays alors que le temps presse pour éviter un défaut.

Le gouvernement grec, qui a en ligne de mire une importante échéance de remboursement en mars, veut éviter un défaut chaotique. Il espère que les négociations aboutiront cette semaine.

Le négociateur en chef chargé de représenter les banques et les assureurs, le directeur général de l'Ifi Charles Dallara, doit rencontrer le Premier ministre grec Lucas Papademos vers 18h00 GMT après une réunion d'experts où seront abordés les détails techniques.

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a accentué la pression mercredi en soulignant que le FMI et les autres créanciers publics - la BCE en est un - allaient sans doute devoir passer des pertes si celles acceptées par le secteur privé n'étaient pas suffisantes pour ramener la dette grecque au niveau souhaité.

Les créanciers privés veulent que les autres entités qui ont prêté à la Grèce et notamment la Banque centrale européenne, qui est le premier créancier d'Athènes, participent à la restructuration de la dette qui prévoit un échange des obligations existantes pour de nouveaux titres offrant une rémunération nettement inférieure.

"Nous somme prêts à faire un effort si tous les autres (y compris la BCE) font un effort", commente-t-on de source proche des discussions. La question du coupon attaché aux nouvelles obligations est la principale pierre d'achoppement dans les négociations.

Le Fonds monétaire international, l'Allemagne et d'autres pays de la zone euro estiment qu'il doit être suffisamment bas - 3,5% - pour permettre à la dette grecque de ne plus représenter que 120% du PIB en 2020, contre 160% actuellement. La dette grecque se monte à plus de 350 milliards d'euros.

Les créanciers privés proposent un coupon de 4%. Cette offre a été rejetée lundi par les ministres des Finances de la zone euro.   Suite...

 
<p>Dans une rue d'Ath&egrave;nes. La Gr&egrave;ce et ses cr&eacute;anciers priv&eacute;s reprennent ce jeudi &agrave; Ath&egrave;nes leurs dures n&eacute;gociations sur la restructuration de la dette du pays alors que le temps presse pour &eacute;viter un d&eacute;faut. /Photo prise le 16 janvier 2012/REUTERS/Yiorgos Karahalis</p>