Les créanciers privés de la Grèce ont fait leur "offre maximale"

dimanche 22 janvier 2012 22h19
 

par Lefteris Papadimas

ATHENES (Reuters) - Le représentant des créanciers privés de la Grèce a déclaré dimanche que ces derniers avaient atteint les limites des pertes qu'ils étaient prêts à concéder dans le cadre d'un échange de dette "volontaire", ajoutant que la balle était désormais dans le camp des bailleurs de fonds internationaux d'Athènes.

La Grèce négocie depuis des mois avec ses créanciers les modalités de l'effacement d'une partie de sa dette, condition essentielle à la mise en place d'un deuxième plan d'aide de 130 milliards. Du fait de longues formalités d'application, le pays a besoin d'un accord sur ce plan de participation du secteur privé (PSI) dans les tout prochains jours, sous peine de faire défaut dès la fin du mois de mars.

Pour y parvenir, le gouvernement grec doit trouver un accord avec le secteur privé, mais aussi obtenir le feu vert de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), qui insistent sur le fait que l'endettement grec soit suffisamment réduit pour redevenir viable.

Des sources proches des pourparlers ont rapporté ce week-end qu'Athènes et ses créanciers obligataires se rapprochaient d'un accord mais que de nombreux détails devaient encore être réglés. Selon elles, les discussions s'orientent vers une perte de 65 à 70% pour les investisseurs privés.

La Grèce et ses créanciers se sont globalement mis d'accord sur le fait que les nouvelles obligations auraient une maturité de 30 ans et un taux d'intérêt progressif atteignant 4% en moyenne.

"Ce sur quoi je suis confiant, c'est que notre proposition, qui a été transmise au Premier ministre (Lucas Papadémos), est la proposition maximale par rapport à un PSI volontaire", a déclaré Charles Dallara, directeur général de l'Institut de la Finance internationale (Ifi), le lobby bancaire qui représente les créanciers privé dans les négociations.

S'exprimant au micro de la chaîne Antenna TV, il n'a pas donné de détails sur l'accord ou le niveau du coupon.

Le caractère "volontaire" de la restructuration de la dette est important car il doit permettre d'éviter que l'opération soit considérée comme un événement de crédit, ce qui déclencherait le paiement des 'credit default swaps' (CDS), assurances contre le risque d'un défaut grec.   Suite...

 
<p>Charles Dallara, le patron de l'Institut de la finance internationale (Ifi),qui repr&eacute;sente le secteur priv&eacute; dans les n&eacute;gociations, a d&eacute;clar&eacute; que les cr&eacute;anciers de la Gr&egrave;ce travaillaient &eacute;troitement avec Ath&egrave;nes en vue d'un accord d'&eacute;change de dette et qu'il &eacute;tait confiant sur leur issue des tractations. /Photo prise le 19 janvier 2012/REUTERS/Yiorgos Karahalis</p>