L'Italie semble désormais moins exposée sur la dette

vendredi 20 janvier 2012 13h49
 

par Valentina Za

MILAN (Reuters) - Refinancer quelque 90 milliards d'euros de dette à long terme d'ici avril semble à présent un objectif à portée de main de l'Italie, alors même que son lourd endettement semblait devoir jusqu'ici aggraver la crise de la zone euro.

Malgré les déclassements en rafale dans la zone euro par Standard & Poor's ce mois-ci, l'Espagne a pu émettre de la dette jeudi tout en suscitant une demande plus soutenue que prévu et en s'appuyant en particulier sur l'argent peu cher injecté massivement par la Banque centrale européenne.

Le même cas de figure pourrait s'appliquer à l'Italie, troisième puissance économique de la zone euro qui ploie sous un endettement public de 1.900 milliards d'euros.

Le montant de dette que l'Italie doit refinancer de février à avril paraissait quasiment ingérable en novembre, lorsque l'investisseur fuyait le papier italien, obligeant Rome à payer près de 8% pour se refinancer à trois ans.

Mais depuis lors, la situation s'est améliorée, les banques italiennes, richement dotées en fonds BCE à bon compte, ayant fait baisser les rendements en se portant acquéreuses généreusement de papier national.

"Je suis persuadée que l'Italie peut y arriver et y arrivera", dit Chiara Manenti, analyste d'Intesa Sanpaolo. "Les dernières adjudications nous disent que les tensions se sont un peu apaisées. Si l'on regarde plus avant, le retour d'une demande nette également sur les échéances à moyen et long termes et l'arrêt des désinvestissements de l'étranger sont primordiaux pour l'Italie", ajoute-t-elle.

PROTÉGER L'EXPOSITION EXISTANTE

L'Italie a dangereusement flirté avec le défaut de paiement en fin d'année et s'est employée depuis à regagner la confiance des marchés sous la houlette d'un gouvernement de techniciens emmené par l'ancien commissaire européen Mario Monti.   Suite...

 
<p>Refinancer quelque 90 milliards d'euros de dette &agrave; long terme d'ici avril semble &agrave; pr&eacute;sent un objectif &agrave; port&eacute;e de main de l'Italie, alors m&ecirc;me que son lourd endettement semblait devoir jusqu'ici aggraver la crise de la zone euro. /Photo prise le 8 d&eacute;cembre 2011/REUTERS/Stefano Rellandini</p>