Athènes et ses créanciers se rapprochent d'un accord

vendredi 20 janvier 2012 11h02
 

par Lefteris Papadimas et George Georgiopoulos

ATHENES (Reuters) - La Grèce et ses créanciers privés ont repris leurs négociations vendredi et il semble que les positions des deux parties se rapprochent en vue d'un accord qui doit éviter un défaut incontrôlé.

Un tel accord doit être conclu d'ici lundi afin de déclencher le versement d'une nouvelle aide qui doit permettre à la Grèce d'honorer 14,5 milliards d'euros de remboursements d'emprunts en mars. Cette aide proviendrait d'un plan de renflouement de 130 milliards d'euros concocté en octobre par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Les négociations avaient été rompues vendredi dernier, en raison de divergences sur le coupon que devrait verser la Grèce sur les obligations nouvelles qu'elle émettrait en échange de celles détenues par ses créanciers privés. Mais les discussions rouvertes cette semaine auraient permis d'arrondir les angles.

"L'atmosphère était bonne, des progrès ont été réalisés et nous continuerons demain après-midi", a dit le ministre des Finances Evangelos Venizelos à l'issue des discussions tenues jeudi. L'Institut de la finance internationale (Ifi), organisme qui représente les créanciers privés, a jugé les discussions "productives".

Optimisme partagé par les marchés financiers - même si les Bourses européennes peinent à s'orienter en matinée - et par le ministre français chargé des Affaires européennes Jean Leonetti, lequel a toutefois souligné que les Européens ne prêteraient pas plus d'argent à Athènes.

"La Grèce ne doit pas compter sur autre chose que la solidarité qui a été établie et la négociation qui est en cours et qui va aboutir avec ses créanciers privés", a-t-il dit.

COUPON FIXE PUIS VARIABLE

Selon des banquiers et des sources proches des discussions, un accord pourrait intervenir dans les jours qui viennent. Ce n'est pas la première fois qu'une telle prédiction est faite et qu'elle est démentie par les faits cependant.   Suite...

 
<p>Charles Dallara (&agrave; gauche), directeur g&eacute;n&eacute;ral de l'Institut international de la finance, quitte les bureaux du Premier ministre grec, jeudi soir. Les discussions entre la Gr&egrave;ce et ses cr&eacute;anciers ont repris vendredi matin et leurs positions semblent se rapprocher, en vue de trouver un accord qui &eacute;viterait &agrave; Ath&egrave;nes de faire d&eacute;faut. /Photo prise le 19 janvier 2012/REUTERS/Yiorgos Karahalis</p>