Un premier bilan négatif pour les soldes d'hiver

mercredi 18 janvier 2012 17h27
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Une semaine après le démarrage des soldes d'hiver, le bilan provisoire se révèle négatif pour les ventes d'habillement, affectées par une conjoncture très déprimée et un climat général qualifié d'anxiogène par les professionnels du secteur.

Avec la brutale dégradation de l'économie intervenue cet été, les mesures d'austérité induites par la crise de la dette et la montée du chômage, l'ambiance n'était guère à la fête après le premier week-end de rabais, qui donne traditionnellement le "la" de la tendance.

"La consommation est en panne. Sur les cinq premiers jours de soldes, le chiffre d'affaires est en baisse de 2%", a déclaré à Reuters Jean-Marc Genis, président exécutif de la Fédération des enseignes de l'habillement (FEH), qui regroupe de grandes chaînes de prêt-à-porter (Zara (groupe Inditex, H&M, Etam, Celio ou Camaieu).

Très corrélé à l'environnement économique, le marché de l'habillement est touché de plein fouet par le recul de la consommation. Il devrait avoir reculé de près de 3% en 2011 selon les estimations de l'Institut français de la mode (IFM), accusant un repli pour la quatrième année consécutive.

Les incertitudes concernant l'évolution de la TVA ne font qu'accentuer, aux dires des professionnels, la frilosité des consommateurs.

En France, la part du revenu disponible alloué aux dépenses d'habillement - chaussures comprises - n'excède pas 4%.

"Le climat est très anxiogène. Le pouvoir d'achat est limité et les arbitrages ne se font pas en faveur de l'habillement. Après la première journée, le soufflé est rapidement retombé", a précisé Jean-Marc Genis.

L'optimisme n'est guère de mise non plus à la Fédération nationale de l'habillement (FNH), qui regroupe près de 45.000 boutiques indépendantes multimarques.   Suite...

 
<p>Une semaine apr&egrave;s le d&eacute;marrage des soldes d'hiver, le bilan provisoire se r&eacute;v&egrave;le n&eacute;gatif pour les ventes d'habillement, affect&eacute;es par une conjoncture tr&egrave;s d&eacute;prim&eacute;e et un climat g&eacute;n&eacute;ral qualifi&eacute; d'anxiog&egrave;ne par les professionnels du secteur. /Photo prise le 11 janvier 2012/REUTERS/Eric Gaillard</p>