Le Japon conserve sa confiance dans les obligations du FESF

mardi 17 janvier 2012 09h09
 

TOKYO (Reuters) - La confiance du Japon dans les obligations du Fonds européen de stabilité financière (FESF) n'a pas été ébranlée par l'abaissement de la note de crédit du Fonds lundi par Standard & Poor's, a déclaré mardi le ministre japonais des Finances Jun Azumi.

L'agence de notation américaine a abaissé d'un cran la note de crédit du FESF, passée de AAA à AA+, trois jours après avoir privé la France et l'Autriche de leur triple A et abaissé les notes de sept autres pays de la zone euro.

Jun Azumi a déclaré que les obligations émises par le FESF restaient attractives, même si l'affaiblissement de l'euro mérite une surveillance renforcée car il pénalise les exportateurs japonais.

"Le Japon en a acheté un certain volume (de titres du FESF) et notre position n'a pas changé uniquement à cause de la dégradation", a dit Jun Azumi à des journalistes.

Certains responsables politiques japonais craignent que le ralentissement économique en Europe fasse dérailler la reprise économique de l'archipel nippon en pesant sur la demande pour les produits japonais tout en accentuant la demande pour le yen, perçu comme un placement sûr.

Interrogé sur la nécessité d'intervenir pour enrayer la baisse de l'euro, Jun Azumi a répondu qu'il souhaitait examiner avec attention les mouvements des taux de change.

Il a en outre exhorté les Européens à renforcer leurs défenses, en créant un pare-feu autour des pays les plus endettés pour éviter que la crise se propage et en soutenant la monnaie unique. Selon lui, il revient à la France et à l'Allemagne de diriger cette bataille.

Paris et Berlin ont jugé lundi soir qu'il était inutile de renforcer les fonds du FESF en dépit de la décision de S&P.

Tokyo a jusqu'à présent racheté pour 3,535 milliards d'euros d'obligations sur un total de 21 milliards d'euros émis par le FESF.   Suite...

 
<p>Au lendemain de l'abaissement de la note de cr&eacute;dit du Fonds europ&eacute;en de stabilit&eacute; financi&egrave;re par l'agence de notation Standard &amp; Poor's, le ministre japonais des Finances Jun Azumi a indiqu&eacute; que la confiance du Japon dans les obligations du FESF n'avait pas &eacute;t&eacute; &eacute;branl&eacute;e par cette d&eacute;cision. /Photo prise le 2 septembre 2011/REUTERS/Toru Hanai</p>