Cartier croit à la croissance du Brésil pour le luxe

lundi 16 janvier 2012 22h15
 

par Nathalie Olof-Ors et Victoria Bryan

GENEVE (Reuters) - Cartier, la marque-phare de Richemont, se veut raisonnablement optimiste pour 2012 malgré un environnement instable, a indiqué lundi son directeur général, pointant à nouveau le potentiel de la Chine mais également de nouveaux relais de croissance tels que le Brésil.

"En Amérique Latine, le Brésil est clairement le pays qui offre le plus fort potentiel de croissance", a déclaré Bernard Fornas à Reuters, lors du salon international de la haute horlogerie (SIHH) qui se tient cette semaine à Genève.

"Nous avons déjà beaucoup de clients brésiliens qui achètent à Miami, à New York ou à Londres. Mais la réduction des taxes va dynamiser le marché local", a-t-il ajouté, en soulignant également l'impact positif de la Coupe du monde de football (2014) et des Jeux olympiques (à Rio de Janeiro en 2016) pour l'économie du pays.

En décembre, le gouvernement de la présidente Dilma Rousseff a introduit une série de mesures, dont des réductions d'impôts, afin d'encourager les investissements dans le pays, en réaction aux inquiétudes soulevées par les craintes d'une propagation de la crise de la zone euro.

Le Brésil fait partie des pays très convoités par les horlogers suisses, certains fabricants de montres y ayant déjà augmenté la voilure, à l'image de Parmigiani, une marque d'horlogerie haut de gamme, qui a conclu en mai dernier un partenariat avec la Fédération brésilienne de football.

Les taxes à l'importation élevées constituaient jusqu'à présent un frein important pour les fabricants de produits de luxe, dans la mesure où elles incitaient les brésiliens fortunés à réaliser leurs achats lors de leurs déplacements touristiques.

LA CHINE CONTINUE DE DONNER LE TON

L'essentiel de la croissance pour la marque reconnaissable à son célèbre écrin rouge continuera cependant de venir de l'Asie ainsi que du Moyen-Orient, et éventuellement des Etats-Unis où les ventes restent bonnes, a précisé Bernard Fornas.   Suite...