2012, année des choix pour la banque d'investissement

lundi 16 janvier 2012 19h09
 

par Sarah White

LONDRES (Reuters) - Les spécialistes de la banque d'investissement devront mobiliser d'autres ressources que le flair qu'on leur prête habituellement pour faire mieux que la concurrence cette année.

Confrontés au durcissement de la réglementation, à la raréfaction des capitaux et à la dégradation de la conjoncture économique, les banques s'efforcent de conserver leurs positions de premier plan dans chaque secteur, faute de quoi elles risquent de se trouver contraintes à des révisions stratégiques douloureuses et à des plans d'économies drastiques.

Certaines, comme Royal Bank of Scotland, contrôlée par l'Etat britannique, ont déjà renoncé à leurs ambitions mondiales dans le marché de la banque d'investissement. Et de tels abandons pourraient bien se multiplier au cours des prochains mois.

"Alors qu'on comptait 20 groupes qui visaient le 'top five' de la banque d'investissement, on n'en compte plus que 10 à 12 environ", constate Peter Hahn, de la Cass Business School.

Six mois de baisse des revenus de trading conjugués au niveau élevé des coûts ont déjà conduit certains grands noms du secteur, y compris américains, à supprimer des emplois et à fermer des activités aux performances décevantes.

Du suisse UBS, affaibli par les pertes d'un trader indélicat, à l'allemand Deutsche Bank, numéro un du conseil en fusions-acquisitions l'an dernier, tous les acteurs du secteur revoient leur portefeuille d'activité pour en assurer la viabilité.

"LA FIERTÉ PÈSE LOURD"

A titre d'exemple, les nouvelles règles qui rendent le trading obligataire plus gourmand en capitaux vont forcer certains intervenants de second plan à revoir leurs ambitions à la baisse dans ce domaine.   Suite...