La France n'a pas besoin de recapitaliser ses banques, dit Fitch

jeudi 12 janvier 2012 17h20
 

par Raoul Sachs et Leigh Thomas

PARIS (Reuters) - Fitch Ratings estime que l'Etat français n'aura pas besoin d'apporter son concours au renforcement du capital des banques françaises, a déclaré jeudi David Riley, l'un des responsables de la notation des émetteurs souverains de l'agence.

Le mois dernier, Fitch a mis sous surveillance négative la note triple A de la France, estimant que c'est le pays noté AAA de la zone euro le plus exposé à aggravation de la crise de la dette souveraine.

Si les banques françaises sont relativement peu exposées à leur dette souveraine nationale, elles l'ont été dans les pays de la zone euro en difficulté, comme l'Italie, la Grèce et l'Espagne.

Mais les nouvelles exigences en capital que leur imposent les régulateurs européens dans le cadre de Bâle III et les difficultés de lever des fonds sur les marchés de capitaux les a conduites à alléger leur bilan et à se délester de leurs actifs décotés, dont les titres de dette des pays 'périphériques' de la zone.

James Longsdon, coresponsable de la notations des institutions financières chez Fitch, a souligné lors d'une conférence que le marché de la dette senior des banques en zone euro l'année dernière avait été "catastrophique".

Les banques de la zone euro ont eu très largement recours aux liquidités illimitées offertes par la Banque centrale européenne, qu'elles empruntent à 1% et redéposent pour l'essentiel à la même BCE à 0,25%.

"Le financement de la BCE leur permet de gagner du temps pour alléger leur bilan", a dit James Longsdon.

Selon Fitch, les banques françaises comptaient, en octobre, pour 17% dans les opérations de financement de la BCE.   Suite...