La taxe Tobin, nouvelle mise à l'épreuve du duo franco-allemand?

dimanche 8 janvier 2012 16h24
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Le couple franco-allemand risque de nouveau d'être mis à l'épreuve lundi à Berlin, où Nicolas Sarkozy, pressé par ses échéances électorales, plaidera pour une accélération de la mise en place d'une taxe sur les transactions financières (TTF).

Le sujet sera, avec le Conseil européen du 30 janvier, au menu d'un déjeuner de travail du président français et de la chancelière Angela Merkel, qui ont pris l'habitude de se voir avant chaque sommet pour accorder leurs violons.

Nicolas Sarkozy souhaite que la zone euro "donne l'exemple" et adopte sans traîner cette taxe, qui se heurte au niveau de l'Union européenne à l'hostilité du Royaume-Uni et de la Suède.

Il a averti vendredi que la France n'excluait pas d'avancer seule si elle ne ralliait pas ses partenaires à sa démarche.

"Nous n'attendrons pas que tous les autres soient d'accord pour la mettre en oeuvre", a déclaré le chef de l'Etat, qui en a fait une priorité de la fin de son quinquennat, avant l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai.

Or, Berlin et le président du Conseil italien Mario Monti ont fait savoir qu'ils n'aimaient guère l'idée d'une initiative précipitée et solitaire, jugée périlleuse par des économistes.

Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, a rappelé que l'objectif restait pour l'Allemagne l'introduction d'une telle taxe au niveau de l'UE.

"Il faut une perspective européenne à laquelle nous travaillons tous", a pour sa part déclaré vendredi à Paris Mario Monti, pour qui cela "doit concerner au moins la zone euro".   Suite...

 
<p>A la Bourse de Francfort, le mois dernier. Le couple franco-allemand risque de nouveau d'&ecirc;tre mis &agrave; l'&eacute;preuve lundi &agrave; Berlin, o&ugrave; Nicolas Sarkozy, press&eacute; par ses &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales, plaidera pour une acc&eacute;l&eacute;ration de la mise en place d'une taxe sur les transactions financi&egrave;res, dite "taxe Tobin". /Photo prise le 12 d&eacute;cembre 2011/REUTERS/Kai Pfaffenbach</p>