COR-Panhard estime urgente la consolidation des blindés français

mercredi 4 janvier 2012 18h18
 

Au §19 bien lire "l'Afrique du Sud" et non "l'Arabie saoudite"

par Cyril Altmeyer

MAROLLES-EN-HUREPOIX, Essonne (Reuters) - Le PDG de Panhard, spécialiste privé des blindés légers, plaide pour une consolidation rapide des équipementiers français, voire européens, de l'armement terrestre avant qu'il ne soit trop tard face à la concurrence des géants américains du secteur.

Christian Mons, qui préside également le Groupement des industries françaises de défense terrestre (Gicat) depuis 2009, estime que le mouvement, amorcé mi-décembre avec l'ouverture de discussions en vue de l'entrée de Thales dans le capital du groupe public d'armement terrestre Nexter en échange de la fusion de leurs activités munitionnaires, aurait déjà dû se faire il y a plusieurs années.

"Tout ça arrive un peu tard (...) parce qu'on est un peu en train, progressivement, de perdre pied", observe Christian Mons, qui a accordé un entretien à Reuters. "Nos concurrents étrangers, entre autres anglo-saxons mais aussi allemands, atteignent des dimensions qui nous marginalisent un peu aujourd'hui. On ne joue pas dans la cour des grands."

Panhard a été racheté en 2005 à PSA par le fabricant de 4x4 Auverland, que Christian Mons, 66 ans, dirigeait depuis 2001, après plus de dix ans chez Thomson-CSF dont est issu Thales. La gamme d'Auverland a été intégrée à celle de Panhard, spécialisé dans les blindés jusqu'à 12 tonnes.

La société compte comme principaux concurrents les américains Oshkosh et AM General, fabricant des célèbres Humwee, les allemands Rheinmettal et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), les italiens Iveco (Fiat) et Oto Melara (Finmeccanica) et le turc Otokar.

"La consolidation, je la vois plutôt (...) entre les acteurs français avant de faire une consolidation européenne", estime Christian Mons, évaluant la taille critique nécessaire à environ trois milliards d'euros de chiffre d'affaires.

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