2012 s'annonce difficile pour le secteur automobile français

lundi 2 janvier 2012 18h23
 

PARIS (Reuters) - Le marché automobile français s'apprête à connaître un début d'année 2012 difficile, le recul des immatriculations de voitures neuves en France et des commandes s'étant accéléré à la fin 2011, a annoncé lundi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Les constructeurs français, qui ont accusé l'an dernier le contre-coup de la disparition des effets retardés de la prime à la casse, pesant notamment sur les ventes de petites voitures, abordent 2012 sans coup de pouce, dans un contexte de rigueur budgétaire de l'Etat.

"On sent bien qu'on aura un premier trimestre qui va être difficile", a déclaré à Reuters François Roudier, porte-parole du CCFA. "Les baisses de commandes sur le mois de décembre vont se répercuter sur les immatriculations de ce premier trimestre."

Renault estime la baisse des commandes pour le marché français à environ 55% pour le mois de décembre, et s'attend à ce que cela se traduise par une baisse de 17% pour le secteur au premier trimestre, a déclaré à Reuters le directeur commercial France du groupe, Bernard Cambier.

La tendance défavorable devrait s'atténuer au deuxième trimestre, a ajouté le dirigeant, qui table pour l'ensemble de 2011 sur une baisse du marché de l'ordre de 8%.

Dans un marché qui a reculé de 17,8% en données brutes en décembre 2011, les constructeurs français PSA Peugeot Citroën et Renault ont perdu du terrain, accusant des baisses de 29% et 28% respectivement.

Tandis que la fin de la prime à la casse s'est ressentie dans tout le secteur dans les ventes de petites voitures, les groupes français ont également été pénalisés dans l'attente de renouveler certains modèles d'ici quelques mois, dont la Peugeot 207 et la Renault Clio.

Pour 2012, le marché pourrait être soutenu par d'importants rabais des constructeurs, mais face à la faible rentabilité du secteur, surtout sur le segment des petites voitures, la marge de manoeuvre est de plus en plus limitée.

Interrogé sur la politique commerciale du groupe Renault pour 2012, Bernard Cambier a répondu : "On peut s'attendre à une agressivité de l'ordre de celle de l'année dernière".   Suite...