2011 - Dette et marasme économique ont secoué les marchés

vendredi 30 décembre 2011 20h24
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - La crise de la dette en zone euro et le ralentissement de la croissance économique mondiale ont lourdement pesé en 2011 sur les marchés financiers internationaux, en particulier sur les Bourses européennes où la volatilité a renoué avec des niveaux inédits depuis 2008 et la faillite de Lehman Brothers.

La catastrophe nucléaire de Fukushima en mars, puis l'accroissement durant l'été des craintes liées à la situation financière des pays occidentaux et ses conséquences sur la croissance mondiale ont eu raison de l'optimisme dont les investisseurs faisaient preuve en début d'année sur l'économie et les actifs risqués.

Dès la fin du mois de juillet, les investisseurs se sont rués vers les valeurs refuges, au premier rang desquels l'or et les emprunts d'Etat américains (Treasuries) et allemands (Bunds), ces deux derniers enregistrant les rentabilités les plus élevées parmi les principales classes d'actifs financiers (+17% et +14% respectivement).

Selon des données compilées par Schroders, la rentabilité annuelle des Treasuries à 10 ans ressort d'ailleurs au niveau d'autres années charnières : 1991, 1989, 1976 et 1970.

"Il y a eu une course vers ce qui semble être le moins mauvais. Avec la persistance des craintes, les investisseurs se sont tournés vers les actifs jugés comme les plus sûrs, comme les Treasuries et les Bunds, même si leur rendement est faible, voire négatif", explique Andréa Tueni, analyste marché chez Saxo Banque.

"L'or a été très recherché comme actif de diversification. Valeur refuge par excellence puisqu'il ne dépend d'aucun pays, l'or a bénéficié d'un important effet psychologique et pourrait continuer à performer en 2012", indique-t-il.

Malgré la croissance de leur marché domestique, les Bourses des pays émergents ont enregistré une baisse pratiquement équivalente à celle des Bourses européennes en raison du ralentissement économique de l'Europe et des Etats-Unis.

"C'est moins la croissance des pays émergents que la dérivé seconde de cette croissance qui compte", souligne Jean-Emmanuel Vernay, associé gérant chez Invest Securities.   Suite...