Petroplus met 3 raffineries à l'arrêt, discute avec les banques

vendredi 30 décembre 2011 19h10
 

par Marie Maitre et Caroline Copley

PARIS/NEUCHATEL (Reuters) - Petroplus va mettre à l'arrêt trois de ses cinq raffineries de pétrole, invoquant les conditions économiques, la disponibilité limitée du crédit, ainsi qu'un approvisionnement en pétrole insuffisant depuis que ses banquiers ont gelé un milliard de dollars de lignes de crédit.

Le raffineur suisse, qui cherche à restaurer ses capacités de crédit et à assurer la poursuite de ses activités, a fait savoir vendredi qu'il comptait poursuivre les discussions avec ses banques dans les jours qui viennent, après avoir parlé de négociations pour l'instant "constructives".

"D'ici (l'aboutissement des discussions), l'entreprise va commencer des arrêts économiques temporaires des raffineries de Petit-Couronne (France), d'Anvers (Belgique) et de Cressier (Suisse) en janvier 2012", déclare Petroplus dans un communiqué.

La raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime) emploie 550 salariés, pour une production de 162.000 barils par jour.

A Paris, le ministère de l'Economie a fait savoir par un communiqué que le PDG de Petroplus, Jean-Paul Vettier, serait reçu en début de semaine prochaine par le ministre chargé de l'Industrie, Eric Besson, pour faire le point sur les perspectives du site de Petit-Couronne.

Petroplus, premier raffineur indépendant en Europe, ainsi que des représentants de gouvernements européens, sont en discussions avec les 13 banques qui ont gelé un milliard de dollars de lignes de crédit dont le groupe avait besoin pour s'approvisionner en pétrole.

Une source proche du dossier a indiqué vendredi à Reuters que le groupe suisse avait obtenu un accord de financement provisoire de la part de son consortium bancaire en attendant qu'une solution soit trouvée concernant sa viabilité opérationnelle.

Parmi les 13 principales banques de Petroplus figurent Credit Suisse, Morgan Stanley et Deutsche Bank, ainsi les français BNP Paribas, Société générale et Natixis.   Suite...