La croissance revue à la baisse à +0,3% au 3e trimestre

vendredi 23 décembre 2011 11h17
 

PARIS (Reuters) - L'économie française a rebondi au troisième trimestre moins fortement qu'annoncé initialement, en raison notamment d'une chute plus marquée de l'investissement des entreprises, la stagnation du pouvoir d'achat faisant craindre que le rebond de la consommation ne soit que passager.

L'Insee, qui a revu vendredi à 0,3% contre 0,4% la hausse du produit intérieur brut au troisième trimestre, après une baisse de 0,1% au deuxième, estime que la France devrait entrer en récession en 2012.

L'institut de la statistique a ainsi annoncé le 16 décembre prévoir une baisse de 0,2% du PIB au quatrième trimestre 2011 et une autre de 0,1% au premier trimestre 2012, la croissance se redressant au deuxième trimestre de l'an prochain (+0,1%).

L'acquis de croissance pour 2011 à fin septembre a été confirmé vendredi à 1,7%, un niveau qui reste proche de la prévision de croissance du gouvernement pour l'ensemble de l'année (+1,75%).

Mais le net ralentissement en 2012 devrait s'accompagner d'une poursuite de la hausse du chômage, alors même que le nombre de demandeurs d'emploi est à son plus haut depuis 1999.

Il devrait aussi fragiliser les objectifs de redressement des comptes publics du gouvernement, qui table sur une hausse du PIB de 1% en 2012, un niveau supérieur aux prévisions de nombreux économistes.

CONSOMMATION FRAGILE

Le détail des comptes nationaux trimestriels confirme une hausse de 0,3% de la consommation des ménages sur la période allant de juillet à septembre, après une chute de 1,0% au deuxième trimestre.

Mais le revenu disponible des ménages a nettement ralenti sur la même période (+0,4% après +1,2%), la masse salariale progressant moins vite du fait du ralentissement de l'emploi et des salaires.   Suite...