Les banques françaises doivent rétablir la confiance, dit Fitch

mercredi 21 décembre 2011 17h52
 

(Reuters) - Fitch Ratings a déclaré mercredi que la priorité des banques françaises pour 2012 devait être de rétablir la confiance du marché, perdue depuis l'été, ajoutant attacher une perspective stable au secteur pour l'an prochain.

"Les banques vont devoir convaincre les intervenants de marché que leurs bases en capitaux, en financements et en liquidités sont saines", souligne dans un communiqué Eric Dupont, de l'équipe Etablissements financiers de l'agence de notation.

Fitch met par ailleurs en garde contre un abaissement des notes de crédit de Société générale et Groupe Banque Populaire-Caisse d'Epargne (BPCE) en cas de déclassement de la note souveraine de la France parce que leurs signatures "sont liées à un éventuel soutien de l'Etat".

De son côté, la Banque postale verrait sa note abaissée si celle de sa maison mère, La Poste, venait à être déclassée. Fitch dit n'anticiper à l'inverse aucune pression haussière ou baissière sur les notes de BNP Paribas, Crédit agricole et Crédit Mutuel-CIC pour l'année 2012.

L'agence de notation relève que l'exposition des banques françaises aux pays périphériques de la zone euro dépasse les niveaux observés dans les autres pays d'Europe de l'Ouest.

"Fitch s'attend à une large réduction des avoirs des banques françaises en dette souveraine italienne d'ici la fin de l'année 2012", écrit l'agence, citant BNP Paribas et Crédit agricole comme les établissements français les plus exposés aux obligations d'Etat italiennes en valeur absolue.

De même, ces deux banques affichent le risque périphérique non souverain le plus élevé du fait de leurs filiales en Italie.

"PAS D'INQUIÉTUDE" POUR LA LIQUIDITÉ

Fitch s'attend à ce que les charges de dépréciations augmentent en 2012 avec une dégradation de la qualité des créances italiennes et les signes de faiblesse que commence à montrer l'économie française, mais elles devraient rester "gérables pour toutes les banques".   Suite...