La hausse des ratios ne doit pas saper le crédit, demande Draghi

jeudi 15 décembre 2011 16h46
 

BERLIN (Reuters) - Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a exhorté jeudi les régulateurs à s'assurer que l'obligation de relever les ratios de fonds propres bancaires ne débouche pas sur une contraction du crédit.

Il a pressé les établissements de la zone euro de continuer à irriguer le secteur privé, laissant entendre pour la première fois que le durcissement de la réglementation pourrait saper une croissance toujours fragile.

"Les banques de la zone euro ont été récemment mises sous pression à la fois sur leurs bases capitalistiques et sur leurs conditions de financement", a dit Mario Draghi lors d'un discours à Berlin.

"Le plan visant à solidifier leurs bases capitalistiques cherche à renforcer leur positions sur les marchés financiers, mais ce n'est pas un processus facile".

"Les pouvoirs publics devraient amortir l'impact sur l'économie réelle et les banques devraient envisager de restreindre les dividendes et les rémunérations exceptionnelles pour renforcer leurs matelas (de fonds propres)", a-t-il ajouté.

Selon lui, les actionnaires ne sont pas toujours bien disposés à l'égard d'un relèvement des ratios de fonds propres mais les autres possibilités sont pires pour l'économie.

"Vendre des actifs est moins préférable et rogner sur le crédit à l'économie réelle est encore pire", a-t-il fait valoir.

LES RACHATS D'OBLIGATIONS "PAS INFINIS"

La semaine dernière, l'Autorité bancaire européenne (ABE) a estimé les besoins de recapitalisation de 71 banques européennes à près de 115 milliards d'euros, afin de leur permettre de faire face à la crise de la dette souveraine.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident de la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE) Mario Draghi a exhort&eacute; jeudi les r&eacute;gulateurs &agrave; s'assurer que l'obligation de relever les ratios de fonds propres bancaires ne d&eacute;bouche pas sur une contraction du cr&eacute;dit. /Photo prise le 15 d&eacute;cembre 2011/REUTERS/Fabrizio Bensch</p>